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Comment calmer la crise de la dette

La pression monte sur les responsables européens qui se réunissent demain et vendredi à Bruxelles. Alors que la crise de la dette s'aggrave, les marchés guettent toute décision

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C'est le 19ème sommet
européen depuis le début de la crise grecque en décembre 2009. Et depuis la
contagion gagne. L'Espagne, le Portugal et Chypre ont demandé l'aide de la zone
euro. L'Italie est malmenée sur les marchés.

Au delà de la relance de
la croissance et de la taxe sur les transactions financières
sur lesquelles sont
tombés d'accord la France, l'Espagne, l'Allemagne et l'Italie, une des idées
qui est sur la table c'est le fonds d'amortissement des dettes . Les dettes des
Etats de la zone euro seraient placées dans un fonds ad hoc, ou du moins la
partie au dessus de 60 % du produit intérieur brut qui est la limite maximum
fixée par le Pacte de stabilité. Ce qui représente 2 300 milliards d'euros. Les
pays auraient 25 ans pour rembourser cette dette. Ce qui devrait faire baisser
les taux d'intérêt. Mais pour y participer les Etats devraient avoir un déficit
structurel inférieur à 0,5 % du pib. Mathilde Lemoine, chef économiste de HSBC France
et membre du conseil d'analyse économique a rencontré il y a quelques jours les
5 sages allemands qui ont mis au point cette proposition. Mais pour elle ce
n'est pas la solution à la crise de la dette en Europe

Le gouvernement étudie
une taxe sur les produits pétroliers
 

C'est une mesure qui
pourrait être prise dans le cadre du collectif budgétaire qui sera présenté le
4 juillet prochain. Selon l'union des industries pétrolières, cette taxe si
elle est mise en oeuvre rapporterait 500 millions d'euros cette année dans les
caisses de l'Etat. Il s'agirait d'une taxe exceptionnelle prélevée sur les
pétroliers en fin d'année.

 

Après le gouvernement
c'est l'administration qui va se mettre à la parité

La logique de la parité
doit être étendue à toute la sphère publique, jusqu'aux autorités
administratives indépendantes comme le CSA ou la commission de régulation de
l'énergie. Le gouvernement va publier en fin d'année un récapitulatif des
nominations. La question des femmes dans l'entreprise sera posée lors de la
conférence sociale prévue les 8 et 9 juillet prochain.

 

La justice va enquêter
sur la nomination du patron de BPCE
 

La Cour de cassation a
donné son feu vert aujourd'hui. Nommé à la tête du groupe Banque populaire
caisse d'épargne, François Pérol est accusé par les syndicats de prise illégale
d'intérêt. Il lui est reproché d'avoir été nommé à la tête du groupe alors
qu'il est l'artisan de la fusion entre les deux entités. Ce qui est interdit.
Un fonctionnaire ne peut pas exercer de fonction dans une entreprise qu'il a
surveillée ou conseillée pendant les trois ans qui suivent son départ. La
commission chargée de statuer sur ce type de cas ne s'était pas réunie.

 

Comme Pôle emploi les
associations d'aide aux chômeurs sentent la crise monter

Et c'est le cas de Force
Femmes, une association fondée il y a six ans pour aider les femmes de plus de
45 ans à retrouver un emploi. En six ans, 12 000 femmes ont été accompagnées et
30 % d'entre elles ont retrouvé un emploi. Grâce aux formations organisées par
l'association mais aussi aux entreprises partenaires. Et à celles qui déposent
leurs offres d'emploi sur le site

Les explications d'Elise
Moison la déléguée générale de Force Femmes

 

Concentration annoncée
dans les articles pour enfants
 

Le groupe de vêtements
français Orchestra Kazibao a racheté la société belge Prémaman. Celle ci compte
280 magasins dans 38 pays.  Le futur
ensemble réalisera 400 millions d'euros de chiffre d'affaires. 

Concentration aussi dans
l'édition
 

Le groupe Gallimard va
racheter Flammarion pour 185 millions d'euros. La maison d'édition appartenait
au groupe italien RCS Mediaset. L'opération est maintenant soumise à l'autorité
de la concurrence. Si elle donne son feu vert, le rapprochement des deux
entreprises donnera naissance au numéro trois français du secteur.

 

L'Ile de France veut
aider ses PME à grandir
 

Et pour cela le conseil
régional a mis en place une plate forme d'accompagnement spécialisé avec un
double objectif réindustrialiser la région et faire passer 500 PME au dessus du
seuil de 50 salariés. Les quatre structures qui travaillent sur ces sujets
seront regroupés en un lieu et elles pourront accompagner les entreprises entre
dix huit mois et trois ans.

 

 

 

 

 

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