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Des photos qui se payent très cher sur Twitter

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Une journée sur les réseaux sociaux, en compagnie d'Erwann Gaucher, journaliste et consultant "nouveaux médias". A la Une ce lundi : des photos qui se payent très cher sur Twitter.
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Radio France
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Vous vous souvenez sans doute de cette photo, pris en janvier dernier, pendant l'intervention de l'armée française au Mali. Un militaire, fusil d'assaut en main, bras croisés et sur le visage, un effrayant foulard à tête de mort. Un cliché pris pendant l'opération Serval et qui avait créé une véritable polémique, notamment sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes avaient affirmé reconnaître sur ce foulard l'image du jeu vidéo "Call of Duty". 

Mais surtout, un symbole qui avait choqué, poussant même l'état-major des armées à désavouer publiquement le comportement de ce légionnaire de 36 ans.
Un militaire qui surgit à nouveau dans l'actualité. On a en effet appris aujourd'hui qu'il avait été exclu de l'armée il y a quelques mois. Vendredi, il a même été condamné à trois ans de prison avec sursis pour avoir braqué une pharmacie à Orange, dans le Vaucluse, Kalachnikov en main.
Impossible de faire un lien direct entre la polémique causée par cette photo et son retour difficile du Mali, mais difficile également de ne pas y songer...

Des photos à un million de dollars sur Twitter

1,2 million de dollars, c'est en effet l'amende à laquelle viennent d'être condamné l'AFP et l'agence de photos Getty images pour avoir vendu des photos trouvées sur Twitter. 

C'était en janvier 2010, lors du tremblement de terre qui avait dévasté Haïti, faisant plus de 200.000 morts. Présent sur place, un photographe haïtien, Daniel Morel, publie treize photos sur Twitter, expliquant que celles-ci sont à vendre. Les photos sont rapidement mises en ligne sur un blog situé en République dominicaine, puis repéré par l'AFP qui les récupère et les diffuse auprès de ses clients, c'est-à-dire les médias du monde entier qui ont alors les yeux braqués sur Haïti.
Un bras de fer s'engage alors entre le photographe et les agences qui ont commercialisé les photos.

Quatre ans de bataille judiciaire qui ont peut-être trouvé fin la semaine dernière avec la condamnation par la justice américaine de l'AFP et de Getty images à 1,2 million de dollars de dommages et intérêts.
A l'époque, il y a un peu plus de trois ans, la plainte d'un photographe haïtien contre des géants des médias avait été un peu regardé de haut. La chute est d'autant plus lourde aujourd'hui et fera peut-être jurisprudence sur les réseaux sociaux, où la notion de droits d'auteur d'une photo reste encore très floue pour beaucoup d'utilisateurs...

700 millions de chinois chantait donc Jacques Dutronc

Pour Facebook, la barre des 700 millions d'utilisateurs a été franchie il y a longtemps puisque le réseau social compte déjà plus de 1,2 milliard d'utilisateurs. Mais une petite révolution a été annoncée sur Twitter par Rich Grennefield, un analyste travaillant pour la banque Goldman Sachs. Les Etats-Unis ne seront bientôt plus les plus nombreux sur Facebook.

Avec 146 millions d'utilisateurs, les Etats-Unis sont encore la première nation de du réseau fondé par leur compatriote Mark Zuckerberg, mais plus pour longtemps.
Les Indiens sont en effet déjà 114 millions à y être inscrits, et leur nombre grossit de 47% par an. A ce train là, fin 2014 il y aura donc plus d'Indiens que d'Américains sur Facebook.
Quant aux Français, ils sont aujourd'hui 22 millions, soit le dixième pays le plus utilisateur de Facebook. Juste derrière les Allemands et les Anglais, qui sont près de 30 millions.

Est-ce que vous connaissez Toth Zuh Andu ?

Un tatoueur brésilien, dont l'arrestation a fait le tour de Twitter et Facebook ce lundi. Il faut dire que le bonhomme s'amusait à tatouer des calligraphies japonaises qui n'avaient rien à voir avec ce que demandaient ses clients. Comme cet homme qui voulait un tatouage disant "Dieu est amour" et qui est finalement reparti avec "Je hais mon travail" écrit en Japonais sur lui.
Trop drôle pour être vrai, et vous avez raison !
Il s'agissait d'un fake, un faux, produit par un site parodique, une sorte de Gorafi brésilien, comme l'a repéré David Doucet, mais un faux dans lequel de nombreux médias francophones ont foncé tête baissée.

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