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Le brief politique. Les élus du Rassemblement national ne boycottent pas le Congrès à Versailles

Le nombre de parlementaires qui ont prévu de boycotter le discours d'Emmanuel Macron devant le Congrès à Versailles est deux fois moins important que l'an dernier.

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Emmanuel Macron devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles, le 3 juillet 2017.
Emmanuel Macron devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles, le 3 juillet 2017. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Emmanuel Macron va parler lundi 9 juillet à partir de 15 heures devant les parlementaires, réunis en Congrès, à Versailles. Le rendez-vous est boycotté par la France insoumise et certains autres élus, notamment de droite. Mais pas par les élus du Rassemblement national. À l'exception peut-être du député du Gard Gilbert Collard, les députés et sénateurs du RN iront écouter le président de la République.

En fait, le boycott n'a plus la cote. L'an dernier, plus d'une soixantaine d'élus avaient posé un lapin au chef de l'État. Mais cette fois, ils ne seront qu'une petite trentaine, dont les Insoumis de Jean-Luc Mélenchon, interrogé hier sur Europe 1 : "C'est tous les ans que nous sommes convoqués à venir admirer sa splendeur 'Macron 1er', qui nous fait un discours comme d'habitude. Franchement, ça sonne comme tout le reste des décors de Versailles : c'est du carton-pâte, du faux marbre, là ça va être de la fausse solennité."

C'est aussi pour ça que le député PS de Sarcelles François Puponni n'ira pas : "Venir livrer la parole, puis partir, et laisser les parlementaires parler, ça a un intérêt pour lui, en termes de stature, mais ça n'a pas d'intérêt pour l'évolution et l'avancement de notre démocratie."

La note du brief

C'est la mauvaise note donnée par la députée européenne Sophie Montel au Rassemblement national. Après avoir passé tout de même plus de trente ans au FN, elle vient de claquer les portes des Patriotes de Florian Philippot et se moque de la quête organisée par son ancien parti après la décision de la justice de saisir deux millions d'euros, dans l'affaire des assistants parlementaires. Sophie Montel écrit : "Dans la catégorie 'ils osent tout'... Quel talent !" Elle aussi ose tout visiblement, mais devrait peut-être méditer Jean de la Bruyère qui disait : "La moquerie est souvent indigence d'esprit."

Emmanuel Macron devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles, le 3 juillet 2017.
Emmanuel Macron devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles, le 3 juillet 2017. (ERIC FEFERBERG / AFP)