Le brief politique, France info

La transformation des "gilets jaunes" en parti politique inquiète au sein du gouvernement

Une ministre craint l'émergence d'un "mouvement 5 étoiles" à la française, devenu en Italie la première formation politique.

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Une partie du gouvernement à l\'Assemblée nationale, le 12 décembre 2018.
Une partie du gouvernement à l'Assemblée nationale, le 12 décembre 2018. (BERTRAND GUAY / AFP)

Après les ronds-points, les "gilets jaunes" veulent se lancer dans les élections européennes. Plusieurs listes sont en préparation pour le scrutin du 26 mai prochain. Le chanteur Françis Lalanne est en train de fédérer des "gilets jaunes" pour qu’ils se présentent. C'est aussi le cas d'une figure du mouvement, Hayk Shahinyan, qui va déposer aujourd’hui les statuts d’une association destinée à monter une liste aux européennes.

A priori, c’est une bonne nouvelle pour la majorité puisqu’un sondage Ipsos pour le JDD commandé par LREM crédite une liste "gilets jaunes" de 12% des suffrages et démontre qu’ils vont surtout grignoter les voix du RN et de LFI. Preuve de cet intérêt pour la majorité : le patron de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand qui les incite à se lancer dans la bataille. Mais une ministre s’inquiète pour la suite, elle cite l’exemple italien : le Mouvement 5 étoiles. Il est devenu en moins de 10 ans la première formation politique en Italie avec une ligne "anti élite", qui va de l’extrême gauche à l’extrême droite. "Les 'gilets jaunes', dit elle, pourraient devenir un 5 étoile à la française".

La note du Brief

Un 2 sur 20 pour Christophe Castaner. Le ministre de l'Intérieur a été un brin excessif quand il a comparé, mardi 18 décembre à l'Assemblée nationale, les incendiaires d’une sculpture à Châtellerault (Vienne) à des talibans : "Quand on en vient à attaquer des œuvres d'art, on oublie la liberté de création, la liberté tout simplement. On a vu comment les talibans ont attaqué les bouddhas géants de Bâmiyân." Le ministre de l'Intérieur a promis de faire toute la lumière sur l'incendie de cette sculpture qui s’est produit dimanche dernier sur un rond-point occupé par des "gilets jaunes".

Une partie du gouvernement à l\'Assemblée nationale, le 12 décembre 2018.
Une partie du gouvernement à l'Assemblée nationale, le 12 décembre 2018. (BERTRAND GUAY / AFP)