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Immigration : l'aile gauche de LREM choquée par la méthode

Le Premier ministre dévoile ses mesures sur l'immigration aujourd'hui. Parmi celles-ci, les restrictions d'accès aux soins choquent l'aile gauche de la majorité. Une dizaine de députés LREM devraient voter contre, demain à l'Assemblée. Ils dénoncent aussi la méthode.

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Le Premier ministre Edouard Philippe lors d\'une séance de questions au gouvernement, à l\'Assemblée nationale le 5 novembre 2019
Le Premier ministre Edouard Philippe lors d'une séance de questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale le 5 novembre 2019 (THOMAS SAMSON / AFP)

"Sur la méthode, le compte n’y est pas", d'après un député marcheur de premier plan qui déroule son raisonnement : "C’est Emmanuel Macron qui amène ce débat sur l’immigration. On nous dit qu’il n’y aura pas de loi, qu’il va y avoir des mesures dans le projet de loi de finances... Du coup, les parlementaires sont paumés. Et puis il y a eu ce débat qui n’a pas permis de clarifier du tout nos positions. Et aujourd’hui, le gouvernement annonce une vingtaine de mesures sans consulter les corps intermédiaires !" 

Des mesures, dit-il, qui ont été décidées par les cabinets dans les ministères et à l’Assemblée. Pour ce député venu du PS, il aurait fallu mettre en place des groupes de travail avec des députés de tous les partis politiques et ne pas se contenter du petit groupe d’élus de la majorité qui a planché avec les ministres concernés.

Des députés LREM vont voter contre les mesures du gouvernement

La colère monte au sein de l'aile gauche de LREM, d'autant que tout a été mené tambour battant. A peine annoncées, les mesures sur la santé seront votées demain à l'Assemblée nationale dans le cadre du projet de budget 2020. D'après le député marcheur du Vaucluse Jean-François Césarini, une dizaine d'entre eux devraient voter contre les amendements du gouvernement.

Le Premier ministre Edouard Philippe lors d\'une séance de questions au gouvernement, à l\'Assemblée nationale le 5 novembre 2019
Le Premier ministre Edouard Philippe lors d'une séance de questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale le 5 novembre 2019 (THOMAS SAMSON / AFP)