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Présidentielle : le pouvoir d’achat dans le débat entre les deux candidats

Mercredi 20 avril, lors du débat d'entre-deux-tours, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont opposés sur les méthodes pour protéger le pouvoir d’achat des Français.

Article rédigé par Emmanuel Cugny
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min
Le débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, le 20 avril 2022. (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

Alors que le sujet apparaît comme la priorité des citoyens, nous avons assisté mercredi 20 avril lors du débat de l'entre-deux-tours de la présidentielle entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen à un début de débat technique sur le pouvoir d'achat, chiffré, au risque de décourager celles et ceux qui cherchaient à comprendre. La querelle des chiffres, notamment sur l’inflation, a plombé le début des échanges, avant d’aborder le concret et de pouvoir comparer les propositions.

Le candidat Macron reconnaît la colère des Français constatée à travers les "600 déplacements" qu'il revendique en région – pendant le quinquennat, pas uniquement la campagne – avec un point principal : la valeur travail. La meilleure façon de gagner du pouvoir d’achat selon lui est de travailler plus et mieux, dans de bonnes conditions et de meilleure rémunération : dividendes versés aux salariés, défiscalisation pour les entreprises qui versent une prime pour les salaires allant jusqu'à trois Smic. Les deux adversaires se sont accrochés sur leurs propositions respectives d'incitations à augmenter les salaires et primes. "Vous n'allez pas faire les salaires, madame Le Pen" dit Emmanuel Macron. "Vous n'allez pas faire les primes, monsieur Macron" dit Marine Le Pen. Un partout, la balle au centre. Il faudra en effet convaincre les entreprises de suivre.

Marine Le Pen en pointe sur la TVA

La candidate du Rassemblement national promet une TVA  à 0% sur un panier de 100 produits de première nécessité. Reste à mesurer la pertinence d'une telle mesure, les ménages aisés en profitent autant que les foyers modestes. C'est une mesure onéreuse par rapport aux résultats, nous l’avons vu notamment dans la restauration pendant la crise, les clients n'en ont pas forcément profité.

Quant à la baisse de la TVA sur les carburants de 20 à 5,5%, Bruxelles ne manquera pas d'intervenir en interdisant progressivement de baisser les taxes concernant les produits polluants ou néfastes pour l'environnement. Quant au financement, aucun des deux candidats ne s'est aventuré sur ce terrain. Dans tous les cas, l'équation sera difficile dans un contexte inflationniste et d'un endettement record.

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