Nouvel appel à l’aide de plusieurs compagnies aériennes en Europe

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Une nouvelle compagnie aérienne se retrouve dans la tourmente : la scandinave SAS. Pas de faillite pour l'instant, mais le directeur du groupe parle de "lutte" pour survivre.

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Radio France
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Des avions de la compagnie aérienne SAS à l'aéroport de Gardermoen (Norvège). (OLE BERG-RUSTEN / NTB SCANPIX via AFP)

Le mot est fort et laisse imaginer le pire. Dans un entretien accordé au journal danois Finans, Anko Van der Werff ne se fait guère d’illusion face à la nouvelle structure du marché profondément touché par la pandémie. Arrivé aux commandes de la compagnie en juillet dernier, le tout frais PDG explique que SAS rencontre plusieurs problèmes avec la baisse durable des voyages d’affaires et surtout des accords sociaux internes plus coûteux que la plupart de ses concurrents.

Pour faire face rapidement à la situation, le patron annonce la convocation des principaux syndicats pour trois mois de négociations. En jeu : une réduction des coûts et une plus grande flexibilité du travail. Cela exige, dit-il, la compréhension et la volonté de tous. SAS doit redevenir compétitive pour pouvoir survivre et créer des emplois, car c’est aussi l’objectif. Mais la pilule risque d’être amère en interne. La compagnie aérienne a déjà supprimé 5 000 postes (40% de ses effectifs) l’année dernière. Les États danois et suédois, ses deux principaux actionnaires, avaient accordé un crédit supplémentaire proche de 300 millions d’euros au mois de mai. Une rallonge semble aujourd’hui vraiment nécessaire.

Reprise trop lente

Le quotidien Les Echos du mardi 26 octobre fait état d’un nouvel appel à l’aide lancé par les compagnies françaises. Air France, Corsair, Air Caraïbes et French Bee unissent leurs voix pour demander à l’État une prolongation des aides déjà accordées. Anne Rigail pour Air France, Marc Rochet pour Air Caraïbes et Pascal de Izaguirre pour Corsair, demandent également un moratoire sur le remboursement et les hausses de redevances des aéroports. Le message envoyé à Matignon et Bercy est clair : malgré l’embellie estivale, le transport aérien français a encore besoin de l’aide de l’État pour survivre à la crise. Bis repetita.

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