Moins endettées, les entreprises du CAC 40 affrontent la hausse des taux d'intérêts

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Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les entreprises du CAC 40 ont réduit leurs dettes.

Article rédigé par
Fanny Guinochet - franceinfo
Radio France
Publié
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Le quartiers de La Défense, le 16 septembre 2021. Phot d'illustration. (THOMAS SAMSON / AFP)

Malgré la crise du Covid-19, le niveau d’endettement des groupes du CAC 40 est au plus bas depuis 15 ans selon une étude du cabinet EY. Il faut dire qu'ils ont été soutenus par l'État et en 2021, ils ont profité d’une reprise exceptionnelle. Cela leur a permis d’assainir leur bilan et d’engranger des profits importants : 158 milliards d’euros au total selon l’étude.

Grâce à ces résultats, les grandes entreprises ont pu verser des dividendes conséquents à leurs actionnaires. Fin 2021, 57 milliards d’euros ont été distribués, c'est un record. Elles ont aussi beaucoup investi: 16% d’investissements en plus en 2021

Une hausse des taux d'intérêt

Il n'est pas sûr que cela continue. Le contexte économique s’assombrit rapidement à cause de la flambée des prix des carburants qui dure. Il y a aussi l'augmentation des tarifs des matériaux qui affecte tous les secteurs et l’inflation entraine une remontée des taux d’intérêt. C’est la fin de "l’argent pas cher" ! De fait, cette hausse des taux risque d’inciter les groupes du CAC 40 à limiter leurs investissements. Sans compter que les demandes de revalorisations salariales se multiplient ce qui crée des tensions sociales. Ces grandes entreprises auront du mal à verser autant de dividendes qu'en 2021. La question d’un meilleur partage de la richesse va se poser pour elles.

Pour l’instant, il n'y a pas de hausses d’impôts de prévu. En France, ce n’est pas à l’ordre du jour contrairement au Royaume-Uni, par exemple, où les géants de l’énergie sont taxés pour payer une partie des aides versées aux ménages les plus modestes. En France, le gouvernement prévoit de poursuivre sa politique de soutien aux milieux économiques. Cela passe par une baisse des impôts de production par exemple, ces impots que paient les entreprises. Promis par Emmanuel Macron, ce coup de pouce ne semble pas être remis en cause. À moins que les résultats des élections législatives ne changent la donne et que les entreprises du CAC 40 soient mises à contribution.

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