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Le brief éco. Prix des carburants : ça monte, ça monte !

Les automobilistes s’en aperçoivent chaque jour en passant devant les stations-service : les prix des carburants poursuivent leur inexorable hausse. Le mouvement n’est pas près de s’arrêter.

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Un automobiliste remplit son réservoir de gazole à Brest le 29 mai 2017.
Un automobiliste remplit son réservoir de gazole à Brest le 29 mai 2017. (FRED TANNEAU / AFP)

Cela fait déjà mal au porte-monnaie : le gazole, carburant le plus vendu en France (80% du parc automobile) est désormais en moyenne à 1,40 euro le litre, soit près d’un centime de plus en une semaine. Le sans-plomb SP95 a pris 0,6 centimes pour s’afficher proche de 1,49 euro, même ordre de grandeur pour le SP98 à 1,55 euro le litre.

Pourquoi cette hausse ?

Le prix des carburants varie en fonction des cours du pétrole, du taux de change euro/dollar, du niveau des stocks de produits pétroliers et des taxes. Sur le plan géopolitique, la situation instable au Venezuela, les risques de sanctions américaines contre l’Iran et les affrontements en Syrie pèsent lourdement sur les cours de l’or noir. Mais l’automobiliste mécontent de la hausse des prix à la pompe ne doit pas s’en prendre uniquement aux pétromonarchies ou aux pays producteurs.

Impact des taxes

Depuis le 1er janvier les étiquettes ont pris entre 8 et 12 centimes le litre respectivement pour l’essence et le gasoil. Il y a eu le relèvement de la Contribution climat énergie – sorte de taxe carbone – et de la TICPE, la taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques. L’objectif du gouvernement est d’aligner la fiscalité du gazole sur celle de l’essence d’ici à 2021 pour contraindre les automobilistes à changer leurs habitudes et se détourner du diesel. Le gouvernement ne s’en est jamais caché, en faisait même fait de la pédagogie bien en amont auprès de l’opinion.

Dans l'absolu, il va falloir faire avec une voiture qui coûte plus cher, à tous points de vue : indépendamment des carburants, la voiture électrique est un investissement plus lourd à l’achat ; les batteries et les pots d’échappement sont fabriqués à base de métaux précieux qu’il faut aller chercher dans les mines des pays en développement. Cela aussi a un prix, et pas uniquement financier. On déplace notre pollution vers les pays pauvres ou émergents. Enfin, plus anecdotique, mais bien réel : à partir du 1er mai, les tarifs des contrôles techniques vont eux aussi augmenter. Plus fréquents, plus stricts, et donc plus chers.

Un automobiliste remplit son réservoir de gazole à Brest le 29 mai 2017.
Un automobiliste remplit son réservoir de gazole à Brest le 29 mai 2017. (FRED TANNEAU / AFP)