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Le brief éco. Le luxe ne connaît pas la crise, et la France s’en sort bien

La croissance du secteur est porté, entre autres, par une nouvelle génération de consommateurs asiatiques.

Boutique de luxe Chanel à Paris.
Boutique de luxe Chanel à Paris. (JOEL SAGET / AFP)

Le luxe ne connaît pas la crise. Le secteur s’en sort toujours bien, année après année. Les toutes dernières prévisions le confirment, malgré une conjoncture internationale très tendue. Chaque année, la tendance est donnée par une étude réalisée par le cabinet Bain  & Cie qui fait référence dans le secteur. Cette année, le marché mondial du luxe devrait progresser de 4 à 6%. Pour référence, en 2018, le marché des produits personnels de luxe avait atteint 260 milliards d’euros (maroquinerie, horlogerie, joaillerie, parfums et autres cosmétiques). Deux facteurs principaux : la consommation croissante des Chinois, notamment des jeunes générations, et la croissance du tourisme en Europe, malgré les troubles sociaux et politiques dans des pays comme le Royaume-Uni et la France.

Le poids des jeunes générations

Il y a la génération Y, les millennials , les personnes nées entre 1980 et 1999, aujourd’hui âgées de 20 à 39 ans. Maintenant, c’est la génération Z (née à partir de 2000) qui prend le relai. Pour les chinois estampillés Z, l’étude de Bain & Cie parle d’"acheteurs impulsifs". Croissance attendue de la seule consommation chinoise en produits de luxe cette année : +18 à 20% contre 6% pour l’ensemble du marché mondial. Tout cela peut paraître loin de nos préoccupations en France où nous sommes plutôt préoccupés par les questions de pouvoir d’achat et de chômage. C’est vrai, mais il faut bien voir que derrière ce segment tant décrié, il y a les retombées économiques et les emplois qui vont avec. Au niveau européen, le secteur du luxe emploie entre 1,5 million et 2 millions de personnes. Ce sont 3% du PIB européen (la richesse nationale produite chaque année). Les griffes européennes occupent aujourd'hui  70% du marché mondial du luxe.

La France très bien placée

Louis Vuitton, Hermès, L’Oréal… nous ne manquons pas de têtes de pont et la clientèle asiatique aisée apprécie. Elle préfère acheter cher un produit estampillé France car elle le sait de qualité. C’est un atout capital. Reste la formation. Alors que le chômage bat des records, il est très difficile aujourd’hui de recruter des jeunes attirés par ces métiers. C’est peut-être le plus gros défi des professionnels du luxe aujourd’hui : restaurer ou entretenir la fierté d’une filière dynamique.

Boutique de luxe Chanel à Paris.
Boutique de luxe Chanel à Paris. (JOEL SAGET / AFP)