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Le brief éco. La France va pouvoir déployer son plan "très haut débit"

La France va pouvoir développer son plan internet "très haut débit", c’est-à-dire amener l’internet et les communications rapides dans toutes les régions avant 2025. 

Article rédigé par franceinfo, Emmanuel Cugny
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
La Commission européenne a autorisé lundi 7 novembre le plan très haut débit en France.  (MICHAEL BOCCHIERI / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

Le feu vert de la Commission européenne était attendu. Elle a autorisé, lundi 7 novembre, le Plan "très haut débit" en France. Ce plan prévoit des investissements pour que tous les ménages et entreprises françaises aient accès au très haut débit d'ici à 2025. 

La décision de la Commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager, était attendue, mais son officialisation lève les soupçons d’entrave à la concurrence qui pesaient sur les opérateurs privés. Bruxelles estime que les conditions sont désormais réunies pour éviter une guerre entre ces opérateurs, pour l’équipement du territoire. Aux gendarmes des télécoms – les autorités de régulation, dont l’ARCECP en France – de superviser l’ensemble.

Sur quoi repose ce plan "très haut débit" ? 

Le plan THD français repose sur un objectif et des moyens. L’objectif est de fournir internet et les communications en mode rapide, voire ultra-rapide, partout en France avant 2025.

On compte 20 milliards d’investissements au total, dont 13 milliards financés directement par l’Europe, l’Etat, et les collectivités territoriales. Les opérateurs privés abonderont jusqu’à sept milliards d’euros, soit grosso modo ce qu’investissent déjà les opérateurs téléphoniques chaque année pour entretenir et moderniser leurs réseaux.

Chacun trouve son compte ?

Les opérateurs vont pouvoir investir avec l’appui de l’Etat, sans avoir Bruxelles sur le dos en permanence pour suspicion d’aides publiques indues. Les territoires sont gagnants aussi en pouvant espérer être équipés du THD à horizon 2022, grâce au déploiement de la fibre, du satellite ou la montée en puissance du cuivre ADSL et de la 4G dans les zones les plus reculées. C’est ce que l’on appelle la réduction de la fracture numérique.

Autres gagnants : les particuliers et les entreprises, essentiellement les PME-PMI pour qui l’accès au très haut débit est capital dans le développement de leur activité commerciale. Enfin : l’emploi. On estime à 10.000 le nombre de postes qui pourraient être créés en France d’ici 2020, dans les travaux publics pour installer les infrastructures, mais aussi dans les métiers induits comme l’internet des objets. Cela appelle par ailleurs des plans de formation.

Une victoire française

C'est une belle victoire pour Axelle Lemaire, la ministre en charge de l’Economie numérique, qui n’a pas ménagé sa peine pour imposer ses vues à une époque où l'Europe était plutôt réservée à l’égard du plan d’investissement français. La réussite d’autres initiatives du même genre – notamment au Danemark, en Estonie (la Silicon Valley de la Baltique où s’est créé le service de téléphonie visuel gratuit  Skype), a inspiré Bruxelles.

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