Le brief éco. La création de micro-entreprises s’est envolée avec la crise

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Grâce aux nouveaux besoins créés par la pandémie, plus d’un demi-million de ces sociétés ont vu le jour depuis l’année dernière, selon l’Insee.

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Radio France
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 (AURÉLIEN ACCART / FRANCE-INFO)

L’Institut national de la statistique recense plus de 652 000 créations de micro-entreprises entre juin 2020 et mai de cette année, soit 40% de plus que sur la même période de l’année précédente. Pour rappel, le micro-entrepreneur, c’est la nouvelle appellation de l’autoentrepreneur tel qu’on le connaissait auparavant. Pour être considéré comme tel, son activité ne doit pas dépasser un chiffre d’affaires de 176 200 euros annuels.

Tout ce qui est lié aux restrictions sanitaires a généré beaucoup de créations, en premier lieu les livraisons à domicile. Les livreurs de repas Deliveroo ou Uber Eats, par exemple, sont à leur propre compte. Livraison à domicile et vente à distance en général sont les deux principaux moteurs de création de micro-entreprises, avec le secteur des transports et de l’entreposage (plus de 100 000 structures créées dans cette branche depuis juin 2020). Arrivent ensuite, selon l’Insee, les activités dites scientifiques et techniques, dont le conseil de gestion. C’est logique, l’un ne va pas sans l’autre : un créateur d’entreprise a besoin d’être accompagné dans ses démarches administratives et comptables. Une affaire en créé une autre.

Une démarche risquée mais qui séduit

Pour autant, ces affaires sont-elles rentables et pérennes ? Les données disponibles montrent que plus de la moitié des autoentrepreneurs ont vu leur activité baisser et perdu en chiffre d’affaires pendant la crise. Beaucoup ont dû s’inscrire au RSA (revenu de solidarité active). Mais la machine semble être vraiment repartie en juin 2020, les micro-entrepreneurs profitant de certaines mesures législatives comme le relèvement du seuil d’activité qui permet d’accéder au régime fiscal de la micro-entreprise, ou encore l’exonération partielle de charges sociales sur les premières années d’activité.

Les chiffres de l’Insee montrent que, même si elle risquée, l’aventure de l’entreprise séduit un nombre croissance de Français qui préfèrent monter leur propre affaire et la développer en toute indépendance au lieu de rester inactifs. C’est une des leçons de la crise à surveiller.

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