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Le brief éco. Comment Thales vend la France dans le monde entier

Thales a annoncé avoir dépassé tous ses objectifs en 2017 avec un bénéfice net en hausse de 9% à 980 millions d’euros. C'est un fleuron national.

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Une usine \"Thales\" au Bourget (Seine-Saint-Denis).
Une usine "Thales" au Bourget (Seine-Saint-Denis). (ERIC PIERMONT / AFP)

Le groupe Thales annonce de bons résultats pour 2017. C'est une illustration du dynamisme de ce qu’il reste de notre industrie. Thales fait partie de ces sociétés que l’on peut encore qualifier fièrement de fleuron national. 

Le groupe n'est pas le seul, bien sûr. On en trouve dans les secteurs de l’aéronautique, de la Défense, les matériaux de construction, etc. Mais Thales, dont l’État détient indirectement quelque 26% du capital, est l’exemple type de l’entreprise française qui a les rétrofusées allumées. En 2017, la société a annoncé avoir dépassé tous ses objectifs : bénéfice net en hausse de 9% à 980 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires proche de 16 milliards d’euros, en hausse de 6% sur un an.
Du côté des perspectives, le groupe dirigé par Patrice Caine, 47 ans, qui a pris la tête de l’entreprise en 2014 après un assez long parcours interne, prévoit une croissance de son activité de 4 à 5% cette année.

La recette du succès

La multinationale française bénéficie du sérieux de son expertise dans ses cinq métiers : transport terrestre, aéronautique, spatial, défense et sécurité. Le matériel mais aussi, de plus en plus, les services. "Multinationale française", car ces entreprises sont tout sauf apatrides, Thales revendique haut et fort sa nationalité tricolore.

Deux avions sur trois décollent et atterrissent chaque jour dans le monde grâce aux différentes technologies développées par cette entreprise de 64 000 salariés : de la connectique embarquée à la sécurisation des données de vol en passant par les systèmes de projection vidéo de loisirs, les écrans dans les appui-têtes.

De nouveaux relais de croissance

Thales vient de remporter le contrôle de l’ensemble de l’espace aérien australien (11% de la surface de la planète). Baptisé OneSky, ce contrat de 780 millions d’euros prévoit l’intégration des espaces aériens civils et militaires. Un contrat inédit par sa taille et le challenge : mutualiser les moyens civils et militaires. Un autre gros dossier se situe dans la marine, avec le probable rapprochement entre Naval Groupe (dont Thalès détient 35%) et l’Italien Fincantieri, la prémisse à un géant européen.

Il faut y ajouter le rachat en cours de Gemalto, numéro un mondial des cartes SIM, en grandes difficultés financières, qui gère les données d’identité des téléphones portables et des objets connectés. Gemalto deviendra le bras armé de Thales dans la transformation digitale des clients, dont la cybersécurité.

Enfin, l’emploi : Thales a recruté 6 000 personnes dans le monde l’année dernière, et promet que la fusion avec Gemalto n’en détruira pas à l’avenir. Au contraire. Engagement et rendez-vous sont pris.

Une usine \"Thales\" au Bourget (Seine-Saint-Denis).
Une usine "Thales" au Bourget (Seine-Saint-Denis). (ERIC PIERMONT / AFP)