Le brief éco, France info

Le brief éco. Apple reste l’entreprise la plus chère au monde

La valeur boursière d’Apple aux Etats-Unis est de pratiquement 1 000 dollars. Le bénéfice net d’Apple a augmenté de 30% en trois mois.

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
Une boutique Apple Store à New York.
Une boutique Apple Store à New York. (MAXPPP)

1 000 milliards de dollars. C’est pratiquement le montant de la valeur boursière d’Apple aux Etats-Unis. Le record ne sera finalement pas battu mais on en n’est pas loin. Le match se jouait mardi 31 juillet  avec la publication des résultats du groupe américain pour le troisième trimestre de son exercice décalé 2017/2018. 

La barre n’est pas franchie mais Apple reste l’entreprise la plus chère du monde avec une capitalisation boursière de 935 milliards de dollars (800 milliards d'euros), juste devant Amazon (750 milliards d'euros). 1 000 milliards, le record jamais atteint par une entreprise cotée. On y est donc presque. C’est pratiquement la moitié du PIB français : Apple pèse aujourd’hui pratiquement la moitié de la richesse produite par l’ensemble de l’économie française en un an.

Cette valeur a-t-elle un sens ?

Economiquement, cette performance repose sur des résultats concrets. Ceux publiés mardi, pour le troisième trimestre, meilleurs que prévus, en attestent. Le bénéfice net d’Apple a augmenté de 30% sur trois mois à 11,5 milliards de dollars (près de 10 milliards d'euros). Plus de 41 millions de smartphones ont été vendus. C’est un peu en-dessous des anticipations, mais cela reste honorable. En réalité, Apple a compensé la faible progression de ses ventes par la hausse des prix, notamment de l’iPhone 8 et surtout de l’iPhone10 (1000 dollars aux Etats-Unis).

Le rachat d’actions prend de plus en plus d’importance

Le prix élevé de ses téléphones n’est qu’un atout parmi d’autres pour Apple. Le groupe est aussi aidé par le fait d'être épargné par les polémiques qui entourent d’autres groupes technologiques, à commencer par Facebook et le scandale Cambridge Analytica autour des données personnelles. Mais Apple profite surtout d’un phénomène très en vogue actuellement aux Etats-Unis : le rachat d’actions auprès de ses propres actionnaires.
Comme l’économie américaine tourne à plein régime et qu’elle est en situation de quasi plein emploi (plus de 4% de croissance en rythme annuel), les entreprises ne ressentent plus de le besoin de générer plus d'activité. Elles récompensent donc leurs actionnaires en rachetant leurs propres actions, ce qui a pour effet de gonfler le titre à la bourse. Sur le seul mois de mai, Apple a racheté auprès de ses actionnaires pour près de 100 milliards d’euros d’actions.

Puissance économique toute relative

La valeur boursière de l’entreprise est tout autant le fait de bidouilles financières qu'une réelle solidité industrielle. Le prix élevé des smartphones, c’est bien. Le rachat d'actions, ça pousse les cours. Mais, ni en termes de prix, ni en termes d'actions, les arbres ne montent jusqu’au ciel. Attention au château de cartes.

Une boutique Apple Store à New York.
Une boutique Apple Store à New York. (MAXPPP)