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Le brief éco. Airbus : vers un nouveau plan d’économies

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Bientôt un nouveau plan de réduction de coûts chez Airbus. L’avionneur européen n’exclut pas des suppressions d’effectifs mais rejette tout problème avec l’avion A380 qui, selon la presse anglo-saxonne, serait la cause de tous ses maux.

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Radio France
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L'Airbus A380  (l'avion à double pont) a quelques difficultés à se vendre. (REMY GABALDA / AFP)

A380 gros porteur mais vilain petit canard du groupe européen va sans doute entrainer un nouveau plan de réduction de coûts chez Airbus. C’est ce que l’on pourrait penser en lisant la presse anglo-saxonne de ces derniers jours. N’accablons pas ce super-jumbo capable d’emporter entre 500 et 700 voyageurs, l’équivalent de la population d’un gros village. Ca ne va pas fort non plus du côté de l’A400M, l’avion de transport de troupes. Les A380 et 400M traversent une zone de turbulences et le patron Tom Enders a décidé de prendre le taureau par les cornes.

De quoi souffrent ces programmes ?

Coûts plus élevés que prévu pour l’A380. Airbus a prévu de réduire la cadence de production, faute de clients : un seul exemplaire par mois sortira des chaînes de montage à partir de 2018 contre 2 aujourd’hui. Le temps de revoir le programme et, peut-être, de l’abandonner purement et simplement. Mais nous n’y sommes pas encore.

De son côté, l’A400M a accumulé dix ans de retard et un surcoût de six milliards d’euros sur un budget initial de vingt milliards. Tous ces éléments pèsent sur la compétitivité mais Airbus – qui confirme un plan d’économie – dément que cela soit de la faute des deux avions en question.

En quoi consisterait précisément ce plan d'économies ?

Le groupe poursuit sa réorganisation et le patron d’Airbus Group, Tom Enders, prépare le coup d’après. On devrait en savoir plus dans les prochaines semaines. C’est simplement la suite de l’intégration du groupe commencée en 2012 lors de l’arrivée de cet ancien officier parachutiste à la tête de l’entreprise.

A l’époque, l’entreprises s‘appelait EADS, c’était un holding avec une myriade de filiales. Depuis, Enders n’a de cesse de recentrer son contrôle sur les différentes entités. C’est un chef de guerre qui veut contrôler tous ses régiments, jusque dans les moindres compagnies et bataillons. C’est ce contrôle renforcé des trois divisions Airbus, Airbus Defense et Airbus Helicopter qui est en marche et qui passera par d’inévitables suppressions de postes. Mais essentiellement dans l’encadrement, les fonctions supports comme la publicité et la communication, ainsi que chez les directeurs historiques, les généraux et les maréchaux... normalement sans plan social.

 

Comment tourner la page ?

Il faut surtout continuer à couper dans les doublons qui coûtent cher, et bâtir des forces de vente capables de commercialiser toutes les branches de l’entreprise allant du militaire au civil. Une nouvelle phase d’intégration pour gagner en compétitivité pour, un jour, damer réellement le pion à Boeing pour qui cela ne va pas très fort non plus.

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