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Le brief éco. 2016, bonne année bancaire

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Les résultats du secteur bancaire pour l'an dernier sont rendus public à partir de mardi. Dans l'ensemble, 2016 doit se solder de façon positive pour les banques.

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Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne devant le Parlement européen à Bruxelles, le 6 février 2017. (JOHN THYS / AFP)

On entre dans la période d’annonce des résultats d’entreprises pour 2016. Coup d’envoi mardi 7 février dans le secteur bancaire avec les chiffres de BNP Paribas. Dans l’ensemble, l’année devrait se solder positivement pour les banques.

Dans le secteur bancaire, il faut distinguer plusieurs métiers : la banque commerciale (le marché des particuliers) et ce que l’on appelle la BFI (banque de financement et d’investissement), le financement des entreprises. Si on fait une moyenne entre ces deux branches, 2016 s'annonce plutôt positive. La banque d’affaires devrait mieux s’en sortir que la banque de détail. Premier résultat publié mardi : BNP Paribas affiche pour l'ensemble de 2016 un bénéfice net en hausse de 15% à près de huit milliards d'euros.

Les banques de détail

Le premier élément qui sera invoqué par les banquiers lors de l’annonce des résultats 2016 est l’impact des taux d’intérêt très bas qui a pesé sur les marges. Un autre facteur ne manquera pas d’être invoqué : le coût de la transformation numérique. Plus d’internet veut dire moins d’agences locales et un coût social. Quel réel impact du social sur les finances ? Les banques devront éviter de tendre les verges pour se faire battre.

Les banques d’investissement

Cette branche est soutenue par les marchés financiers. C'est l’effet Donald Trump des derniers mois. Les opérateurs ont anticipé les mesures de relance du nouveau président américain. Effet positif également des taux d’intérêt qui ont commencé à remonter : les entreprises ont plus investi par anticipation pour bénéficier de taux encore intéressants. Qui dit investissement dit emprunt, donc crédit vendu par les banques.

L'incertitude réglementaire

2017 sera l’année de la réglementation bancaire avec, d’un côté, Donald Trump qui veut déréguler le secteur en cassant les digues érigées en 2010 pour éviter une nouvelle crise financière. De l’autre côté, en Europe, le mouvement totalement inverse. Les banques vont être encore appelées cette année à renforcer leurs fonds propres, par sécurité, pour disposer de plus d'argent dans les caisses qu'elles n'en ont d'engagé à l'extérieur. Il s’agit de pouvoir surmonter toute nouvelle crise éventuelle.

Lundi 6 février, devant le Parlement européen, le président de la Banque centrale européenne a réaffirmé son hostilité à tout assouplissement des règles de bonne conduite imposées aux banques. "L'idée de retrouver les conditions qui étaient en place avant la crise est préoccupante" a lancé Mario Draghi contre Donald Trump qualifié carrément de ‘’manipulateur de devises", ce qui est loin d'être anodin dans la bouche du patron de la BCE.

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