Construction : Bouygues et Eiffage retrouvent leur niveau d’avant crise

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Pour les entreprises, c’est l’heure du bilan du premier semestre. Dans le secteur du bâtiment, les géants de la construction s'en sortent plutôt bien.

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Radio France
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Une grue de chantier Bouygues sur le site du chantier du projet Grand Nancy Thermal. (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

Si l’on en croît les chiffres communiqués par les deux géants du secteur en France, Bouygues et Eiffage, ça va nettement mieux. De là à dire que la crise est effacée, n’exagérons rien, mais les bilans se sont nettement redressés. Chez Bouygues au premier semestre (de janvier à juin), le chiffre d’affaires global a augmenté de 18% par rapport à la même période de 2020 : 17,5 milliards d’euros, retour au niveau d'avant crise. Le patron Martin Bouygues revoit même à la hausse les perspectives pour l’ensemble de cette année dans toutes les branches du groupe : construction, télécom et télévision (Bouygues est propriétaire de TF1).

Le chiffre d’affaires est plus modeste pour Eiffage, signe également du maintien de l’activité pendant la crise : près de 9 milliards d’euros entre janvier et juin, en hausse de 26% par rapport au premier semestre de l'an dernier, avec toutefois un bénéfice en repli, affecté par l’activité aéroports et autoroutes (Eiffage est concessionnaire). L’activité a été touchée pendant la pandémie avec moins de trafic.

Permis de construire et matières premières

Quand on rentre dans les détails, la situation est plus contrastée. L’activité construction repart mais, pour les grands groupes, on y inclut des chantiers conséquents comme ceux du Grand Paris. Les nouvelles lignes de transports autour de la capitale génèrent des travaux conséquents. Idem pour la construction des infrastructures liées aux Jeux olympiques d'été Paris 2024 : tout ou presque reste à construire.

Reste deux points noirs aux yeux de Bouygues et Eiffage : les permis de construire et les matières premières. Les permis de construire, les municipalités en délivrent moins. Quant aux matières premières, les constructeurs doivent composer entre pénuries et hausse des cours au niveau mondial. De vraies tensions mais pas de quoi remettre en question une activité qui repart.

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