Avec Vianeo, le groupe Engie lance sa marque de mobilité électrique

Premier producteur d’énergie éolienne et solaire en France, Engie entend bien accélérer sa contribution à la décarbonation du transport.
Article rédigé par Emmanuel Cugny
Radio France
Publié
Temps de lecture : 4 min
Une prise sur une voiture électrique. (RENAUD CANDELIER)

Engie a annoncé le 15 juin 2023 le lancement d'une nouvelle marque : Vianeo, avec l'ambition de "devenir un acteur incontournable de la mobilité électrique". Imaginez une station-service traditionnelle avec espace couvert pour protéger l’automobiliste qui fait le plein, la petite boutique où l’on peut aller boire un café ou acheter de quoi se nourrir légèrement avant de reprendre la route, voilà pour le décor. Une station traditionnelle, mais dont les pompes à carburant sont remplacées par des bornes de recharge électrique, avec le tableau indicateur du tarif des différentes options de charge de 22 à 300 KW et leurs détails en KWh, comme le prix de l'essence au litre. 

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L’objectif est d’installer sur l’ensemble du territoire français 12 000 points de charge électrique, pour véhicules légers et poids lourds, d’ici 2025. Engie est déjà présent sur les autoroutes françaises depuis moins d’un an avec 1 000 points de charge entièrement opérationnels, dont 800 pour charge rapide et ultra-rapide. Les investissements du groupe dans ce domaine se chiffrent en centaines de millions d’euros. L’objectif est de mettre à disposition un maximum d’équipements qui permettent de recharger son véhicule – faire le plein – en 20 minutes.

Energie "propre"

Engie Vianeo assure que l’énergie fournie est d’origine renouvelable, c’est-à-dire produite en amont par du solaire, de l’éolien et de l’hydraulique. Autre avantage pour l’automobiliste : les bornes de recharges disposées le long des routes peuvent être localisées et visualisées en temps réel sur une application dédiée ou sur le site internet de l’entreprise.

La France a franchi le cap des 100 000 bornes installées, ce qui reste largement insuffisant face aux enjeux du développement de la voiture électrique. Mais la France peut se targuer d’être le deuxième pays européen le mieux doté, juste derrière les Pays-Bas. Tous les opérateurs ont à l’esprit la date de 2035 censée marquer la fin des voitures thermiques neuves en Europe. Dans l’idéal, il faudrait atteindre 400 000 bornes installées en 2030. Autant dire qu’il va falloir mettre les bouchées doubles.

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