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Du jeu vidéo au cinéma : la success-story discrète de "Dofus"

La sortie du film "Dofus" marque l’une des plus belle ascensions à la française dans le monde du divertissement. Le tout dans une relative discrétion.

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Cette success-story, c’est celle de la société Ankama. La saga "Dofus" est née en 2004 à Roubaix, près de Lille. A l’origine, c’est un jeu vidéo en ligne, rapidement adapté en manga, puis en série animé et en de nombreuses autres dérivées.

"Dofus", c’est un univers connu des enfants, des ados et des plus grands aussi, un monde médiéval fantastique où les donjons sont peuplés de monstres dans la vaste contrée d'Amakna, anagramme d'Ankama. Bref, une épopée où l’on croise des créatures magiques ou fantastiques et où des tribus se font la guerre, merci Tolkien.

"Dofus" en chiffres, c’est 350 000 connexions simultanées par jour côté jeu vidéo quand son manga compte 1,5 million d’exemplaires vendus. Ankama revendique également 80 millions de comptes créés pour le jeu et sa suite, Wakfu, lancée en 2012.

Dragué notamment par le Canada, Ankama la roubaisienne, installée dans une ancienne usine textile, compte 400 collaborateurs dont 350 en CDI avec des antennes à Paris ou au Japon, bref c’est le plus gros succès du transmédia à la française. Un succès construit pas à pas.

Et pourtant, cette réussite est relativement discrète dans les médias. Son directeur, Anthony Roux, explique cela par l'ADN d'une société contrôlée par des créatifs et non des communicants.

Et pourtant, les sociétés françaises de divertissement capables de se payer un film à plus de 8 millions d’euros de budget ne sont pas légion.

Ce "Dofus" en film est le premier volet d’une trilogie. Pour continuer l’aventure, il faudra sans doute atteindre 500.000 ou 1 million d’entrées en salle. Sous les 200.000, ce sera un "fiasco" selon Ankama.

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