La pratique du deux roues, France info

Metropolis et X-Max 400, cocorico!

Après les maxi-scooters de 600cm3 et plus, voilà que les constructeurs s'attaquent à une catégorie intermédiaire, celle des 400cm3. En quelques semaines trois nouveaux modèles viennent d'arriver sur le marché dont deux scooters fabriqués ou assemblés en France, le Peugeot Métropolis et le Yamaha X-Max 400.

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Copié dans le presse-papier !
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Il y a tout d'abord celui que l'on attendait depuis...
cinq ans maintenant, Le  scooter français
à trois roues, le Peugeot Metropolis. Lancé officiellement le 2 mai, le trois
roues de la firme sochalienne  a bien l'intention
de se tailler une part du lion et de concurrencer les MP3 de l'Italien Piaggio
qui bénéficient cependant d'une sacrée longueur d'avance.

 

Alors certes ce Metropolis, accessible aux détenteurs
du permis auto,  n'est pas dénué d'avantages,
un moteur vivace et performant, un confort appréciable, un équipement plutôt
riche dont un boîtier transpondeur à la place de la clé et un frein de parking
électronique au centre du guidon, un plancher plat fonctionnel, une stabilité et
une ergonomie intelligente.

 

Mais ce Metropolis n'est pas dénué non plus de petits
moins comme la conduite qui demande un temps d'adaptation, un freinage combiné perfectible
(sans ABS malheureusement ce qui aurait pu être un gros plus connaissant le
savoir faire de Peugeot), enfin et surtout le fait que le petit coffre arrière
prévu pour accueillir le casque n'accepte que les petits modèles (un coffre
dont le haillon, façon automobile, n'a cessé de s'ouvrir tout seul durant l'essai,
mais il s'agissait d'un modèle " pré-série " avec encore quelques
imperfections... ). Ajoutons enfin son prix,  8899€, soit 100€ seulement de moins que son
principal rival  le Piaggio MP3 LT
Business.

Autre modèle, autre 400 cm3, et autre cocorico le X-Max
400 du Japonais Yamaha. Si le moteur est en effet fabriqué en Italie, la
confection du cadre et des autres pièces ainsi que l'assemblage sont l'œuvre de
l'usine MBK Industrie de Saint Quentin (MBK intégrera d'ailleurs ce modèle dans
sa gamme sous le nom d'Evolis 400).

 

Soucieuse de renouveler sa famille " Max ",
la firme au diapason a donc choisi de proposer un modèle sportif, un mini T-Max
en quelque sorte, mais un sportif qui soit aussi urbain et GT à la fois, plus
élaboré donc que son X-Max 250.

 

Doté d'un carénage compact et d'un espace de rangement
conséquent, cet X-Max qui va donc faire disparaître le Majesty 400 surprend
tout de suite par ses accélérations puissantes et sa capacité de vitesse de
croisière élevée. Maniable et agile, il se montre tout de suite à son aise en
ville. Son freinage, pour le moment sans ABS (la version ABS devrait être
proposée à la fin de l'année contre 500€ supplémentaires) se révèle facilement
dosable et plutôt efficace. Seul bémol, les suspensions arrière mettent à mal
les lombaires. Il faut dire que les rues pavées de nids de poule de Milan (la
ville ou cet X-Max a été conçu) ne lui épargne rien et surtout pas le dos de
son pilote. Une suspension arrière dont aura à souffrir également le passager
ou la passagère.

 

Parvenu sur les petites routes bordant le lac de Côme,
après 100 km
avalés d'une traite sans fatigue et sans difficulté, nous allons pouvoir tester
les qualités sportives de ce mini T-Max. Pas de mauvaise surprise, le X-Max est
sain, les suspensions quelque peu fermes en ville sont ici un atout pour la
tenue de route et le maintien du cap en courbe. Du coup, le mode sport activé,
on se prend très vite au jeu, balançant le scooter d'un virage à l'autre, les
transferts de masse s'effectuent sans aucune mauvaise surprise, quant à la
fourche elle fait preuve de progressivité, de quoi travailler ses trajectoires
avant de se faire rappeler à l'ordre par un raclement de la béquille centrale mais
je vous le concède en allant chercher un peu les limites...

 

Côté sonorité j'ai pour ma part préféré le son de l'Akrapovic
proposé pour la version " sport " à celle du pot d'origine un petit
peu fade. Je vous aurai pratiquement tout dis en soulignant au passage les
phares double optiques avec feux de position LED et le confort de la selle
bi-place peut-être un petit peu trop large pour les gabarits inférieurs à 1m75.

 

Proposé en trois coloris, blanc, gris mat et noir au
prix de 5999€ (500€ de plus seulement que le X-Max 250 Sport et pratiquement
moitié moins cher que le T-Max 530), cet X-Max 400 a tout lieu de séduire une clientèle qui recherche principalement
l'agilité, la qualité de finition, la puissance et la fonctionnalité au
quotidien.

 

 

 A noter enfin la sortie d'un troisième scooter, dans la cylindrée 400 cm3 toujours, mais d'un modèle Taïwanais cette fois-ci, le Kymco Xciting 400. Un Gt sportif lui aussi non dénué d'intérêt pour un prix de 5800€. Décidément la concurrence s'annonce féroce dans ce créneau.

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