La pratique du deux roues, France info

Le Yamaha T-Max 530, entre scooter et moto

Plus racé, plus léger, plus puissant et plus sportif que jamais, onze ans plus tard le T-Max change une nouvelle fois de parure et de cylindrée pour tenter de préserver son hégémonie au sein des maxi-scooters. Présenté à Milan puis à Paris, le T-Max 530, menacé par l’arrivée de nouveaux maxi-scooters, préfigure le trait d’union de demain entre moto et scooter.

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
(©)

 

Dimanche 4 décembre,  8h30
du matin, les T-Max 530 attendent, sagement rangés sur le trottoir du Redbury
Hôtel, au carrefour de Vine Street et d’Hollywood bld. Au programme de cette
journée ensoleillée, les rues de Los Angeles Downtown puis direction la plage
de Malibu  avant de gagner les hauteurs
de Mulholland dominant le Pacifique, dur 
dur la vie d’essayeur… Ce choix d’un « décor » exceptionnel
pour un véhicule qui l’est tout autant est imputable aux responsables de la
marque aux diapasons qui ont donc choisi le Californie pour cette prise de
contact mondiale.

 

Il faut dire que le T-Max a
largement rempli son contrat avec
180 000
ventes, rien que pour l’Europe, depuis sa création en 2001. Voici donc la
quatrième version destinée à faire face à l’arrivée de nouveaux concurrents,
des concurrents qui ont pour nom l’Intégra chez Honda ou bien les deux C600
chez BMW.

 

Avec 4 kg en moins mais 30cv en plus,
un nouveau châssis alu, une fourche hydraulique 
et une suspension arrière issues de la technologie moto, une bulle
réglable manuellement, une courroie de transmission apparente et allégée, enfin
une position de conduite et une planche de bord revisitées, le T-Max 530 semble
déjà, visuellement, en mesure de gagner son pari.

 

Une fois enfourché (et là
vaut mieux quand même ne pas être un petit gabarit) le T-Max 530 fait preuve
d’une maniabilité et d’une tenue de route exceptionnelles. Ses accélérations,
sans à-coups, sont  impressionnantes,
tout comme son dispositif de freinage. Attention quand même de doser le frein
arrière afin de ne pas bloquer la roue. La position de conduite s’avère
reposante, même après
200
km
d’essai, les commandes tombent facilement
sous la main. Rien à dire sur la capacité de rangement qui  plus est peut être améliorée par l’ajout
d’accessoires pléthoriques dont deux top case de 39 et
50 litres .

 

Pas de défauts alors ?
Allez ! Juste pour chipoter on regrettera la petitesse du vide poche de
gauche, juste assez grand pour le ticket de péage et la monnaie mais pas pour
un smartphone, ainsi que le système de fermeture des deux rangements du tablier
un petit peu « rustique ».

Pour le prix, saluons  la témérité de Yamaha de présenter le T-Max
530 au même prix que son prédécesseur, 10.490€, dans les concessions dès ce
mois-ci. 500€ de plus pour la version équipée de l’ABS qui arrivera, elle, au
mois de février (à 10.990€).  Côté
coloris enfin, quatre possibilités : blanc, gris, argent ou bien encore
noir mat.

 

Site officiel : www.yamaha-motor.fr

(©)