La médaille du jour, France info

La médaille du jour. Des milliers de boîtes de corn flakes envoyés à la Fédération allemande de football

La médaille du jour est décernée vendredi à des supporters d'un club de foot allemand qui prennent les choses un peu trop au pied à la lettre.

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Jan Löhmannsröben (au centre) risque une sanction pour ses propos.
Jan Löhmannsröben (au centre) risque une sanction pour ses propos. (BRITTA PEDERSEN / ZB)

Direction Kaiserslautern, à l'ouest de l'Allemagne, club historique du foot allemand, qui végète désormais en troisième division, mais qui peut encore compter sur le soutien de dizaines de milliers de supporters fidèles. Le 2 septembre dernier, Kaiserslautern affronte Zwickau et mène 1 à 0 jusque dans les arrêts de jeu. Patatras : Zwickau obtient un pénalty et égalise à la 92e minute à cause d'une main dans la surface de Jan Löhmannsröben. Le pauvre prend en fait un coup de coude de son adversaire, et son bras effleure le ballon.

"Qu'il aille compter les corn flakes"

En interview à la fin du match, dépité, il s'en prend à l'arbitre : "Si ça c'est un arbitre, qu'il aille compter les corn flakes !" Enigmatique réaction, qui fait pourtant écho auprès de tous les supporters de Kaiserslautern, lesquels décident de soutenir leur joueur et d’exprimer leur colère. Alors que Jan Löhmannsröben risque une sanction pour ses propos, les supporters décident d'envoyer des milliers de boîtes de corn flakes au siège de la fédération allemande, à Francfort, créant ainsi un élan de soutien qui se propage à toute l'Allemagne.

Ainsi, plusieurs milliers de paquets de cornflakes affluent encore à la fédération allemande, venant des quatre coins du pays. La fédération a réagi, avec humour sur les réseaux sociaux : "Nous sommes en train de compter les cornflakes", précisant que toutes les boîtes seront remises, dans leur emballage original, à Tafel Deutschland, l'équivalent des Restos du coeur.

Jan Löhmannsröben (au centre) risque une sanction pour ses propos.
Jan Löhmannsröben (au centre) risque une sanction pour ses propos. (BRITTA PEDERSEN / ZB)