L'invité de 8h15, France info

Vincent Peillon : "Les instruments sont là, il faut maintenant qu'on se mobilise"

Au lendemain de l'intervention télévisée de François Hollande, le ministre de l'Éducation nationale était ce vendredi l'invité de France Info. Vincent Peillon a défendu le discours du président de la République, précisant que les réformes concernant l'enseignement supérieur et la refondation de l'école étaient à moyen ou long terme.

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L'enseignement supérieur,
la recherche et l'éducation "sont la première priorité budgétaire " du
gouvernement, a rappelé Vincent Peillon, invité ce vendredi sur France Info. Interrogé,
à l'occasion de la journée spéciale "Terrains d'enquête" consacrée au
monde étudiant face à la crise, sur les réformes qui attendent ce secteur,
Vincent Peillon a souligné la création de "5.000 postes dans le
supérieur
". Il annonce également une réforme "concernant les
doctorants, qui ne sont pas reconnus comme docteurs en France alors qu'ailleurs
c'est le cas
".

François Hollande n'a pas
évoqué, lors de son intervention télévisée jeudi soir, les mesures concernant
le monde de l'éducation. Explication, selon Vincent Peillon : "Comme
nous veons de voter la loi de refondation, c'est un horizon à moyen et long
terme. Mais les préoccupations des Français, et le souci du président, c'est un
horizon de plus court terme, avec la montée du chômage
",
détaille-t-il.

"Alimenter des
polémiques, ce n'est pas sérieux
"

"Les instruments
sont là, ils sont parfois un peu complexes, il faut maintenant qu'on se
mobilise
", affirme Vincent Peillon, déplorant qu'une partie des
acteurs politiques et économiques ne se rassemble pas derrière les mesures du
gouvernement : "Nous avons besoin d'apaisement, de rassemblement, avec
des personnes qui veulent, plutôt que de participer à cet effort de
redressement, maintenir et alimenter des polémiques. Ce n'est pas sérieux
".

Le ministre de l'Éducation
est également revenu sur l'annonce d'un projet de loi sur les signes religieux
pour les personnels de la petite enfance, précisant qu'une concertation avec
les présidents de groupe serait lancée au Parlement : "La laïcité, ça
ne divise pas, ça rassemble. Il faut qu'il y ait la même responsabilité dans
l'opposition qu'en 2004 lorsque nous avons voté la loi sur les signes religieux
à l'école
", explique-t-il.

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