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La CGT veut faire "payer les entreprises" pour l'emploi

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Pour Eric Aubin, le secrétaire confédéral de la CGT, l'augmentation du nombre de demandeurs d'emploi au mois de novembre montre bien que "les contrats aidés ne suffisent pas". Eric Aubin réclame notamment une réforme du système de rupture conventionnelle et d'avantage de formation pour les chômeurs. Le tout, aux frais des entreprises. 
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Radio France
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Pas de surprise pour Eric Aubin. Le secrétaire confédéral de la CGT estime que la hausse de chômage au mois de novembre montre bien que "la seule raison pour laquelle la courbe aurait pu s'inverser, c'est grâce aux contrats aidés. Mais on voit bien que c'est une baisse artificielle, que cela ne suffit pas ".

Il faut s'attaquer aux "vrais problèmes " car il y a "trois clignotants au rouge " : le chômage des jeunes qui repart à la hausse, celui des séniors qui continue d'augmenter, tout comme celui des demandeurs d'emploi de longue durée.

Conditionner les aides publiques aux entreprises

Pour inverser durablement la courbe du chômage en France, la CGT mise surtout la contribution des entreprises. "200 milliards d'euros d'aides publiques sont distribués aux entreprises sans condition, sans contrôle et sans vérification de qui que ce soit ". Il faut donc qu'elles "paient pour leur politique d'emploi ".

Eric Aubin estime notamment qu'on a "une montée des entrées à Pôle emploi liées aux ruptures conventionnelles. Beaucoup d'entreprises s'en servent pour viser les plus âgés. Comme on n'a plus de préretraite, on se sert des ruptures conventionnelles. Il faut que les entreprises qui ne jouent pas le jeu participent au coût que représente ce dispositif " via "une taxe supplémentaire ".

"Si on ne sanctionne pas les entreprises, elles ne jouent pas le jeu "

Autre cheval de bataille : la remise à plat des exonérations de cotisations sociales. "Il y a de grandes entreprises qui en bénéficient alors que les petites entreprises, qui sont le plus en difficulté, les paient. Il faut faire en sorte que les entreprises qui peuvent payer le fassent. Les petites sociétés en difficulté doivent payer moins. "

Pour mieux adapter le marché du travail et le profil des demandeurs d'emploi, Eric Aubin se prononce par ailleurs pour une obligation de financement de la formation des chômeurs par les entreprises qui n'ont pas formé leurs salariés. "Si on ne sanctionne pas les entreprises, elles ne jouent pas le jeu. Il y a des sanctions à prendre ", résume le secrétaire confédéral de la CGT.

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