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Henri Lachmann : "34 plans, ça ne veut pas dire grand chose"

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Le plan annoncé jeudi par le gouvernement pour sauver l'industrie française laisse sceptique Henri Lachmann, président du Conseil de surveillance de Schneider Electric. Invité de France Info vendredi matin, il estime que les crédits sont à la fois insuffisants et dispersés. Il estime que le manque de rentabilité et des formations inadaptées sont les talons d'Achille de l'industrie française.
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Radio France
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Mal fléché, insuffisant, peu pertinent. Le plan pour l'industrie annoncé jeudi à grand bruit par le gouvernement laisse Henri Lachmann plutôt froid. Ancien PDG de Schneider Electric et toujours président du Conseil de surveillance, il compte au nombre des ceux que l'on appelle les "capitaines d'industrie". Et pour lui, le rôle de l'Etat est clair : créer un environnement favorable et faire aimer l'industrie dans un pays qui la jugerait toujours sulfureuse : "c'est toujours Zola ", déplore-t-il.

Outre que le terme même de plan lui évoque des relents stalinistes, il estime que "trente-quatre plans, c'est comme si on n'en avait pas. C'est trop ". Pour lui, l'action de l'Etat est trop saupoudrée pour être efficace et les crédits affectés, trois milliards d'euros, sont trop faibles pour avoir l'effet de levier attendu. "Je n'y crois pas ", lâche-t-il.  Il estime aussi que le manque de rentabilité et des formations inadaptées sont les talons d'Achille de l'industrie française.

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