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Un treizième candidat à l'élection présidentielle

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Le président du Nouveau Centre, Hervé Morin, n'est pas superstitieux : il est le 13e sur la ligne de départ. Dos au pont de Normandie, mais face à son destin, il a déclaré hier sa flamme présidentielle.
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Radio France
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"De cette terre de Normandie, j'en appelle à la résistance ", a notamment lancé l'ancien ministre de la Défense. Il faut dire que l'UMP a déjà engagé le combat, une véritable guerre psychologique pour que Hervé Morin rende les armes.

  • Premier angle d'attaque : dramatiser. "Attention au 21 avril à l'envers ", a prévenu hier le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé. Le sénateur Roger Karoutchi, lui aussi, pointe les dangers de cette candidature Morin : "si l'on veut que Nicolas Sarkozy gagne au second tour, l'idéal serait qu'il soit aux alentours de 30% au premier tour. Toute voix enlevée par rapport à cet objectif est une absurdité stratégique ".

  • Deuxième angle d'attaque : dénigrer. Le député Bernard Debré estime ainsi qu'une candidature Morin est "un pistolet à blanc, un épiphénomène ". Argument repris hier soir sur France 2 par Jean-Louis Borloo, le président du Parti Radical, qui a renoncé à se présenter et qui parle de "candidature de témoignage ".

Bref, la majorité ne semble pas prendre très au sérieux ce nouveau candidat. Et pourtant, l'UMP agite aussi le bâton. La menace est simple : chaque candidat Nouveau Centre aux législatives trouvera un candidat UMP sur sa route. Conséquence ou pas, moins de la moitié des parlementaires du Nouveau Centre (17 sur 39) soutiennent Hervé Morin.

En bref :

Le candidat du PS sur tous les fronts : après François Hollande à Bordeaux jeudi dernier, à Lyon vendredi, à Cluny
samedi pour les obsèques de Danielle Mitterrand, au salon de l'Education hier,
le socialiste poursuit son marathon. Il sera aujourd'hui dans une usine en
Seine-Saint-Denis, demain au salon Pollutec puis aux états généraux des élus
locaux contre le sida et mercredi à Bruxelles. Bref, François Hollande passe la
surmultipliée, lui qui avait prévu de gérer tranquillement le faux-plat jusqu'en
janvier. Les coups de boutoir de l'UMP et les sondages ont visiblement changé
la donne.

Les Français sont majoritairement favorables au droit de vote des étrangers : c'est le résultat d'une enquête BVA dans le Parisien ce matin. 6 personnes
interrogées sur 10 défendent le droit des vote des étrangers non européens aux
élections locales. Un sujet qui divise la droite. Les sympathisants du
Nouveau Centre y sont favorables, les UMP y sont hostiles, mais à une courte
majorité. Un sondage alors qu'une proposition de loi sera examinée dans 10
jours au Parlement et que l'Elysée en a d'ores et déjà fait un thème de
campagne.

 

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