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Morin : "Dès lors que les blocages sont illégaux, ils doivent être levés"

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Invité de France Info, Hervé Morin, président UDI de la région Normandie, est revenu sur le blocage des raffineries. "Dès lors que ces blocages sont illégaux, ils doivent être levés" a estimé Hervé Morin.
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Radio France
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"Dès lors que les blocages sont irréguliers, illégaux, ils doivent être levés " a déclaré Hervé Morin sur France Info ce mardi matin. "La grève est légitime parce qu'elle est constitutionnelle et c'est une liberté " contrairement "aux blocages des routes, du domaine public, tous ces mouvements qui empêchent la vie de la France et plus particulièrement de la Normandie " a détaillé le président UDI de la région Normandie.

Il estime que le gouvernement doit faire "appliquer la loi" en débloquant les raffineries, "sans injurier le droit de grève ". "On peut s'opposer aux blocages mais pas au droit de grève " pour Hervé Morin.

"Le port du Havre, les raffineries pour une région comme la Normandie, c'est stratégique, c'est capital (...). Il y a l'activité portuaire mais aussi toute une économie régionale, il y a des entreprises qui seront bientôt au chômage technique parce qu'elles ne seront pas alimentées par le port du Havre en matières premières, en pièces détachées ", a ajouté le président de la région Normandie.

Hollande : "Un président dont plus personne ne veut"

"Si vous êtes de gauche et que vous avez voté Hollande, vous avez un sentiment de trahison totale " a également expliqué Hervé Morin.

"Le président a trahi tout ce qu'il a pu déclarer pour être président de la République. Une partie de nos compatriotes estiment qu'ils n'ont plus rien de commun avec le gouvernement et le président de la République " a ajouté le président UDI de la Région Normandie expliquant : "On devient solidaire de tout mouvement qui conteste un président dont plus personne ne veut et qui affiche un cynisme quotidien. "

Il estime qu'il s'agit désormais d'une "confrontation politique et plus seulement sociale, entre deux partis d'une ancienne même majorité ".

"La question c'est la méthode " explique Hervé Morin pour qui "celui qui sera candidat (à la présidentielle de 2017) ne devra pas annoncer un certain nombre de réformes, il devra dire comment je vais faire (...). Ce que je veux c'est qu'on ait les textes prêts au lendemain de la composition du gouvernement et qu'on ne mette pas trois mois pour les écrire et que le Parlement soit au travail après l'élection législative et que les textes soient adoptés ".

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