L'interview politique, France info

Le PS Pierre de Saintignon : "Les ministres feraient mieux de travailler"

Le candidat PS à la présidence de la région Nord-Pas de Calais - Picardie était ce vendredi l'invité de France Info. Pierre de Saintignon a appelé les ministres à avoir des résultats. Et assuré que ses principaux concurrents ne s'intéressaient pas à la région. Et s'est dit convaincu d'être au second tour.

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 "Je suis un élu du terrain face à la colère des habitants. Ils n'aiment pas qu'on ne leur dise par la vérité sur l'emploi. Ils n'aiment pas que les résultats qu'on leur a promis sur l'emploi ne soient pas là. Lorsque les ministres trop souvent s'emparent des micros pour venir dire leurs états d'âme,  formuler des conseils souvent d'ailleurs mal fondés, très parisiens. Ils feraient mieux de travailler et d'avoir des résultats.  J'ai besoin que les ministres aient des résultats " a déclaré Pierre de Saintignon.

Le candidat PS à la présidence de la région Nord donne donc "tout à fait raison" à Martine Aubry qui a exprimé son ras-le-bol après les déclarations d'Emmanuel Macron.

"Je ne trouve pas acceptable qu'on aille, quand on n'a pas de résultat, balancer des phrases comme cela, parce qu'on y a pensé le matin, pour faire le buzz ou grandir dans je ne sais quelle enquête d'opinion. Ce n'est pas facile de gouverner et on ne me fera pas dire qu'on a pas de résultats sur toute une série de sujets. Mais quand même sur l'économie et sur l'emploi, il faut faire autre chose plutôt que de raconter des histoires. Il faut baisser la tête et travailler".

"Je ne crois pas qu'on peut faire grandir une région, une population en la montant les uns contre les autres, en attisant les haines, en dénonçant l'étranger, en dénonçant le chômeur, en dénonçant celui qui est au RSA" a dit Pierre de Saintignon après avoir accusé Xavier Bertrand, candidat Les Républicains dans le Nord de courir après Marine Le Pen. "C'est quoi la région pour Marine Le Pen et Xavier Bertrand, c'est rien. Ils ont en commun la volonté de partir ailleurs".

Et il refuse la défaite annoncée dès le premier tour par les sondages : "Rendez-vous au soir du 1er tour. J'ai l'énergie de rassembler toute la gauche. Elle jouera le second tour."

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