L'interview politique, France info

Frédéric Péchenard (LR) : "des kits salivaires anticannabis dans les lycées franciliens"

Frédéric Péchenard, vice-président du parti Les Républicains au Conseil régional d'Ile-de-France était l'invité de France Info ce mardi. Il estime qu'un abandon de la déchéance de nationalité pour les binationaux serait une erreur et que le président de la République s'y est engagé. Il revient aussi sur l'introduction de tests salivaires anti-cannabis dans les lycées d'Ile-de-France.

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Ancien patron de la police et proche de Nicolas Sarkozy, Frédéric Péchenard, vice-président Les Républicains du Conseil régional d'Ile-de-France, était l'invité de France Info ce mardi. Il estime que le président de la République ne peut pas revenir sur le projet de déchéance de nationalité pour les binationaux convaincus d'avoir trempé dans des attentats terroristes. Il figure au programme de la réforme constitutionnelle, mais selon le journal Libération, François Hollande y aurait renoncé, ce qui n'est pas confirmé : "J'ai entendu le président de la République de manière très solennelle affirmer devant de Congrès que cette déchéance de nationalité aurait lieu et je ne peux pas croire qu'il y renonce. Ou alors ce serait un mensonge de plus ".

Favorable à l'application de toutes les mesures de l'état d'urgence, il insiste sur l'importance de l'assignation à résidence, qui est "le seul moyen " de surveiller des suspects, même s'ils n'ont pas commis d'infraction. Son passé de grand flic en faisait le détenteur naturel d'un nouveau portefeuille au Conseil régional d'Ile-de-France, où il a été élu dans la foulée de Valérie Pécresse : celui de la sécurité.

Ce domaine ne se trouve pas dans les compétences institutionnelles de la région, mais il compte sur la mise en place de quelques mesures, notamment dans le domaine de la drogue, comme la mise en place de kits salivaires pour détecter le cannabis - promesse de la candidate - dans les lycées franciliens, qui se fera "dès que possible ". Il précise tout de même que ces tests seront réalisés "dans le respect absolu des gens, il n'est pas question de donner des informations ni à la police, ni à la police, ni même d'ailleurs au responsable de l'établissement. Aux parents pour les mineurs et directement aux personnes pour les majeurs en disant faites attention, c'est dangereux ".

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