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Course à l’Elysée : la liste des partants se précise

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Marine Le Pen pourra se présenter à l'élection présidentielle. La presidente du FN annonce ce matin qu'elle dispose des 500 parrainages nécessaires. D'autres candidats continuent de chercher les précieuses signatures, tandis que Nicolas Sarkozy et François Hollande caracolent toujours en tête dans les sondages.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Marine
Le Pen affirme avoir les 500 parrainages nécessaires pour se présenter à l’élection
présidentielle. La présidente du Front National a prévu de faire une
déclaration officielle à ce sujet cette après-midi sur ses terres électorales à
Hénin Beaumont, dans le Pas de Calais. Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) devrait lui annoncer ce
soir en meeting qu'il a ses 500 signatures.

Le compte n'est toujours pas bon en revanche pour
l'écologiste Corine Lepage. Elle a envoyé hier un SOS aux maires. Les élus,
dit-elle, peuvent l'appeler 24h sur 24h sur son portable, dont elle a rendu
public le numéro, ce que n'a pas fait Dominique de Villepin qui doit encore
dégoter 40 paraphes. Tous ont jusqu'à vendredi 18h
pour les déposer au Conseil Constitutionnel.

Nicolas Sarkozy pour la première fois devant François
Hollande au 1er tour, selon un sondage

"Le croisement, c'est maintenant ", se
réjouissent depuis hier soir sur twitter plusieurs responsables UMP. Le
croisement des courbes d'intentions de vote de Nicolas Sarkozy et de François
Hollande. D'après un sondage Ifop Fiducial pour Paris-Match, le président
candidat est crédité de 28,5 % contre 27 % au prétendant socialiste. Ils
gagnent et perdent respectivement un point et demi en deux semaines, selon le
même institut. Cette dernière enquête a été réalisée dimanche et lundi, après
le meeting de Villepinte.

Bien sûr, ces chiffres demandent à être
confirmés. Un membre de l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy explique
d'ailleurs qu'il connait les sondeurs… qu'ils "aiment bien faire des coups "... et
que tout le monde allait finir par s'embêtait "si rien ne bougeait ". Cela
bouge donc d'après l'Ifop, en tout cas au 1er tour. Au second, le candidat
socialiste est toujours donné largement gagnant à 54,5% des intensions de vote  contre 45,5% au candidat de l’UMP.

Une campagne où l'Europe s'est bien invitée

On ne gagne pas une élection en tapant sur
Bruxelles, avait pour habitude de dire l'ancien chancelier allemand Helmut
Kohl. Et pourtant, on ne peut pas vraiment dire que les principaux candidats
soient tendres avec l'Union européenne ou leurs partenaires du vieux continent.

Marine Le Pen veut abandonner l'euro. Jean-Luc
Mélenchon veut s'absoudre de certaines règles communautaires jugées trop
libérales. François Hollande exige une renégociation du récent traité sur les
disciplines budgétaires. Nicolas Sarkozy lance des ultimatums en réclamant plus
de protection commerciale et une meilleure maîtrise de l'immigration.

Vue de Grande-Bretagne, la position du
président candidat devrait être bien accueillie par les eurosceptiques. Des
conservateurs britanniques qui voient en revanche d'un moins bon œil la
proximité entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Outre-Rhin justement, les
menaces du président français de sortir de Schengen ont été perçus comme un
coup politicien.

Dans ce paysage, les propositions pour
relancer la construction européenne se font plus rares. François Bayrou
souhaite l'élection d'un président unique de l'Europe au suffrage universel. Eva
Joly voudrait elle qu'on rédige une nouvelle constitution européenne.

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