L'interview politique, France info

Claude Bartolone : "Tenons compte du 11 janvier"

Invité ce mercredi de France Info, le président de l’Assemblée nationale a souhaité "tenir compte de la marche républicaine du 11 janvier". Prenant l’exemple du débat sur la fin de vie, Claude Bartolone a souhaité un projet marqué par "le rassemblement".

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Le président de l’Assemblée nationale a déclaré sur France Info ce mercredi sa volonté de tenir compte du "rassemblement du 11 janvier ", c'est-à-dire des grandes marches républicaines organisées en France, après les attentats à Paris. Pour sa démonstration, Claude Bartolone s’est appuyé sur le débat  portant sur la fin de vie. La proposition, dit-il, émane "d’un député PS et d’un député UMP" . Le député de Seine-Saint Denis a déclaré souhaiter un texte marqué par l’esprit de rassemblement du 11 janvier". Une "marque " qui pourrait s’appliquer à d’autres débats.

"Qu’il puisse y avoir un débat droite-gauche, la démocratie c’est aussi une réponse pour ceux qui, dans des pays étrangers, défilent contre Charlie Hebdo (…) mais si l’on peut montrer à nos compatriotes que nous tenons compte de leur volonté de rassemblement républicain du 11 janvier, ce serait une bonne chose."

Sur le fond du débat portant sur la fin de vie, Claude Bartolone a estimé que le texte pouvait "aller plus loin sur la question du suicide assisté " mais qu’il marquait déjà "une évolution, en prenant en compte le patient et pas seulement la situation des médecins ".

"Réservé" mais "ouvert" sur la peine d'indignité nationale  

A propos de la peine d'indignité nationale proposé par l'UMP pour sanctionner les auteurs d'actes terroristes, Claude Bartolone s'est dit "réservé " mais "ouvert ".

"Si l'on doit, sur ce sujet comme celui-là, prendre quelques semaines pour voir s'il peut y avoir là aussi unité nationale, pourquoi pas ? "

Le président de l'Assemblée nationale s'est montré toutefois circonspect sur la dissuasion de la peine d'indignité nationale, pour "ceux qui quand ils tuent un policier ou un soldat risquent la peine à perpétuité ".

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