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"La situation reste inquiétante" pour l'usine de Rodez estime Heiko Carrie, président de Bosch France

Les ventes de voitures diesel continuent à chuter. Pour Bosch, premier équipementier automobile mondiale, cette nouvelle donne pose une série de problèmes. Selon le président du groupe en France, à l'usine de Rodez, au moins 300 postes sont toujours en danger.

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Heiko Carrie, le président du groupe Bosch en France, était l\'invité de franceinfo vendredi 1er février. 
Heiko Carrie, le président du groupe Bosch en France, était l'invité de franceinfo vendredi 1er février.  (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Bosch peut-il se passer du diesel ? Les ventes de véhicule diesel ne cessent de reculer, et pour le premier équipementier automobile mondial, ce tournant est un défi. Invité de "L’Interview éco" vendredi 1er février, Heiko Carrie le confirme : "La situation autour du diesel nous inquiète énormément, et surtout ici en France".  

Au moins 300 postes toujours menacés à Rodez  

L’usine de Rodez dans l'Aveyron est particulièrement concernée. Le groupe allemand emploie environ 1 500 personnes sur ce site spécialisé dans les pièces pour diesel. L’an dernier, Bosch envisageait d’y supprimer plusieurs centaines emplois. Il y a renoncé après avoir signé un "accord de transition" avec plusieurs syndicats : maintien des effectifs, et nouvel investissement, en échange d’un effort des salariés (rémunération, temps de travail, etc.).

Aujourd’hui, selon Heiko Carrie, à Rodez, "la situation reste inquiétante" : 300 postes sont toujours menacés, et peut-être plus encore : cela "dépend certainement des ventes de diesel demain". Pour les 300 personnes déjà concernées, le groupe "cherche une solution".  

"Plusieurs centaines de millions d’euros" investis en France

Pour Heiko Carrie, "il y a quand même une forme de stabilisation". Le dirigeant compte beaucoup sur la nouvelle technologie diesel, moins polluante que la précédente. Il est convaincu que le nouveau diesel est "encore mieux que l’essence", et rêve de donner "une nouvelle vie au diesel".  

La CGT porte plainte contre Bosch. Elle veut obliger l’entreprise à dévoiler sa "vision stratégique" dans l’hexagone : "Je comprends les craintes des collaborateurs, on parle de leurs emplois, de leurs postes", répond Heiko Carrie. Le président de Bosch France souligne que le groupe, ces dernières années, a investi "plusieurs centaines de millions d’euros" sur ses sites français, notamment dans la recherche et développement. Bosch y développe de nouvelles formes de mobilité comme les voitures électriques, l'hydrogène, etc.    

L'intégralité de l'interview éco en vidéo

Heiko Carrie, le président du groupe Bosch en France, était l\'invité de franceinfo vendredi 1er février. 
Heiko Carrie, le président du groupe Bosch en France, était l'invité de franceinfo vendredi 1er février.  (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)