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Isabelle de Silva, présidente de l’Autorité de la concurrence : "J’aurais souhaité pouvoir continuer"

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La présidente de l'Autorité de la concurrence, dont le mandat n'est pas renouvelé, défend son bilan, notamment face à Google.

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Radio France
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Isabelle de Silva, présidente de l'Autorité de la concurrence, sur franceinfo lundi 11 octobre 2021. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Depuis cinq ans, elle incarnait le respect des règles de la concurrence en France. Elle a notamment infligé de lourdes amendes à Google et Apple. Isabelle de Silva arrive au bout de son mandat, qui ne sera pas renouvelé. Invitée éco de franceinfo lundi 11 octobre, la présidente de l’Autorité de la concurrence, le confie : "J’aurais souhaité pouvoir continuer ces chantiers importants".  

Le président de la République a décidé de ne pas la reconduire. "C’est son choix", commente Isabelle de Silva, pour qui, "dans ce type de nomination, il n’y a pas à se justifier".  

Pas d'interférence avec le dossier TF1-M6

L’Autorité de la concurrence examine en ce moment un dossier sensible : le projet de fusion entre TF1 et M6, soutenu par le gouvernement. Ce cas a-t-il pesé dans la décision du chef de l’Etat ? "Je ne le pense pas", répond Isabelle de Silva. Selon elle, "le choix d’un président [de l’Autorité, ndlr] n’interfère pas avec l’issue d’un dossier. Nous décidons à plusieurs." 

Plus largement, si elle estime qu'un tel poste suppose de garder "la tête froide", la présidente sortante considère qu'en cinq ans, elle n'a pas été confrontée à des pressions économiques ou politiques excessives.

Je n’ai jamais été soumise à des pressions qui me sembleraient anormales  

Isabelle de Silva, présidente de l'Autorité de la concurrence

sur franceinfo

Avec le recul, la présidente sortante estime qu’une de ses décisions les plus utiles concerne Google et la publicité en ligne : "Les consommateurs sans le savoir font l’objet de publicités en ligne fondées sur une série de processus d’enchères très complexes". Pour Isabelle de Silva, il s’agissait de déceler "des abus de position dominante. C’est l’avenir du droit de la concurrence que de se pencher très vite sur des processus qui impactent des milliers voire des millions d’entreprises."              

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