François Asselin, président de la CPME, demande au gouvernement de "réactiver des mesures de soutien"

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Selon le représentant des petites et moyennes entreprises, le rebond de l'épidémie met en péril certaines sociétés. 

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Radio France
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François Asselin, président de la CPME, sur franceinfo le 6 décembre 2021. (FRANCEINFO)

Des entreprises plongent à nouveau. Le rebond de l’épidémie entraîne l’annulation de certains rassemblements. Des sociétés du secteur événementiel perdent notamment des commandes. "Invité éco" de franceinfo, François Asselin, président de la CPME, demande au gouvernement de "réactiver des mesures de soutien".  

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"Il faudra soutenir" ces entreprises, insiste-t-il, face "au fait que la clientèle déserte et annule des spectacles, le fait qu’on ne voyage plus, qu’un traiteur voit tomber ses réservations". "Elles ne peuvent s’en sortir que si, simplement, on réactive des mesures de soutien qui existaient auparavant", estime François Asselin. Le dirigeant demande que ces entreprises puissent "décaler le remboursement du prêt garanti par l’Etat". Il souhaite aussi que le fonds de solidarité soit réactivé pour "ceux qui n’auront aucun revenu".  

Traiter la question de la vaccination obligatoire "par secteur"

Aux États-Unis, la ville de New York rend la vaccination obligatoire pour tous les employés du secteur privé. En France, certaines organisations professionnelles la réclament également. C’est le cas par exemple des hôteliers et restaurateurs de l’UMIH et du GNI, "si de nouvelles restrictions sanitaires devaient être prises". La CPME soutient-elle cette demande ? "Je pense qu’il faut traiter cette question par secteur", répond François Asselin. "Pour les établissements qui reçoivent du public, on peut effectivement se poser la question de la vaccination obligatoire pour le personnel", dit-il.

Le président de la CPME constate que déjà "les contraintes sur ceux qui ne sont pas vaccinés sont très importantes", dit-il. "Quand vous voulez vivre normalement, vous êtes quasiment obligé de vous faire tester tous les jours, souligne François Asselin. Ensuite, vous aurez toujours une poche d’irréductibles qui sont contre le vaccin. Quand bien même vous le rendriez obligatoire, je ne sais pas s’ils se feraient vacciner."      

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