Climat : le président de la Fédération nationale des travaux publics encourage les candidats à "passer de la parole aux actes"

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Jeudi 24 février, à Paris, la FNTP va réunir la plupart des candidats à la présidentielle. L'occasion de faire des choix clairs en faveur du climat. 

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Radio France
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Bruno Cavagné, le président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP). (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Les travaux publics vont-ils devenir plus verts ? Invité éco de franceinfo mardi 22 février, Bruno Cavagné, le président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), appelle les candidats à la présidentielle à se mobiliser : "Comment passe-t-on des paroles aux actes, quand on voit les sommes astronomiques qu’il va falloir mettre en jeu ?".

Ce jeudi 24 février, à Paris, la FNTP va réunir la plupart des candidats à la présidentielle. Elle va leur soumettre une étude réalisée avec l’OFCE et avec Carbone 4, cabinet spécialisé dans les questions climatiques. Selon cette étude, les infrastructures, dans leur usage, pèsent la moitié des émissions de carbone en France. "On ne pensait pas que c’était autant", reconnaît Bruno Cavagné.

De lourds investissements à réaliser

Le président de la FNTP avance des solutions pour réduire cette empreinte : "C’est l’usage qui doit changer. Ça peut être des pistes cyclables, ça peut être des bornes de recharge électriques, sur lesquelles on est très en retard". Le dirigeant donne aussi l’exemple des "îlots de fraîcheur" qu’il faut créer en ville et des "puits de carbone", à généraliser. Le représentant du secteur veut attirer l’attention sur les investissements à réaliser.

On a fait deux scénarios, un à 16 milliards de plus par an, et un à 30 milliards (…) Ce sont des choix de vie, des choix de société.  

Bruno Cavagné, président de la FNTP

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Les sommes en jeu sont "astronomiques", dit-il. Mais le sujet est crucial et les candidats doivent s’en emparer, en fonction de leurs priorités."Est-ce qu’on est d’accord sur le constat ? Je pense qu’ils le seront à peu près tous. Mais quel délai se donne-t-on ? Qui finance ? Est-ce que c’est de l’argent public, privé ? Tous les candidats n’ont pas la même approche, ni sur l’impact de la transition écologique, ni sur le financement qu’il faut mettre en place. C’est ce débat-là qu’on va avoir avec eux".

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