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La droite toujours divisée sur une intervention militaire en Syrie

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Autant d'invités UMP ce jeudi matin que d'avis différents. L'ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, revendique le soutien de la majorité des parlementaires UMP. Il est donc, encore ce matin, contre toute intervention militaire.
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Radio France
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"Nous ne sommes pas favorable à une intervention dans les
conditions actuelles. Nous manquons de preuves formelles, nous attendons la
position de l'ONU. Je suis pour le droit international et je crois que les
démocraties ont de la force quand elle est légitimée par le droit. Nous ne
pouvons pas intervenir tant qu'il n'y a pas une règle internationale, c'est-à-dire
une prise de position de l'ONU. Le massacre de Damas ne peut pas rester sans
réponse, mais la réponse n'est pas militaire, elle ne peut être que
diplomatique,
" déclare Jean-Pierre Raffarin sur France Inter.

En écho, sur RTL, l'ancien ministre des Affaires étrangères
Alain Juppé estime que ceux qui, dans son camp, demandent ou attendent un feu
vert de l'ONU sont ceux qui ne veulent rien faire. Lui voterait oui à une
intervention militaire française en Syrie.

"Je voterai en faveur d'une intervention en Syrie pour
marquer un coup d'arrêt. Pour dire à tous les dictateurs potentiels de la
planète et en particulier au régime syrien que l'on ne les laissera pas faire n'importe
quoi. Il y a des cas où une intervention militaire déclenche un processus de
paix, parce qu'elle fait bouger les choses.
"

Un avis qui n'est pas partagé par l'ancien ministre Bruno
Lemaire : "Aujourd'hui la France se retrouve dans une situation
humiliante. Elle est à la traîne des Etats-Unis, elle est hors du jeu des
négociations. Je souhaite simplement que la France reprenne la main du point de
vue diplomatique.
"

La gauche répond

A gauche on répond aux critiques sur les preuves
d'utilisation d'armes chimiques par le régime de Bachar al-Assad.

Laurent Fabius a répété ce qu'il avait dit sur France Info, que
ces preuves étaient irréfutables. Et à tous ceux qui rappellent qu'en 2003 pour
déclencher la guerre contre l'Irak les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient
menti, voici ce que leur répond Claude Bartolone, le président de l'Assemblée
nationale.

"En Grande-Bretagne et aux Etats-Unis ils ont payé
cash les mensonges de Bush et Blair sur l'Irak. D'un seul coup, les
parlementaires anglais et américain se sont dits : on ne va pas nous la
refaire. Tandis que nous, on se base sur les même renseignements, qui avaient
été donnés à Jacques Chirac sur l'Irak et qui disaient qu'il n'y avait pas de
bombes.
"

Les chiffres du chômage

Il n'était pas invité dans les médias mais Michel Sapin le
ministre du Travail a pondu un communiqué tôt ce matin pour dire que la
situation s'améliorait.

La situation du marché du travail s'améliore pour Michel
Sapin car l'Insee relève une progression plus modérée du chômage et une baisse
chez les jeunes.

Pas de quoi réjouir le vice-président du FN, Florian 
Philippot sur France Info : "Il va falloir m'expliquer comment
on peut dire qu'une situation s'améliore alors que le chômage ne cesse d'augmenter
depuis des mois et des mois, déjà sous Nicolas Sarkozy. Tant que l'on n'ira pas
vers le patriotisme économique, vers une sorte de protectionnisme intelligent
aux frontières, il n'y a pas de raison que le chômage s'améliore réellement,
durablement, sensiblement.
"

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