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La baisse des impôts préoccupe toujours

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Certains l'appellent le "conseil de guerre". C'est ce jeudi matin que François Hollande préside la première réunion du Conseil stratégique de dépense publique. Ce qui permettrait, peut-être, de baisser les impôts.
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Radio France
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Une très mauvaise idée pour le secrétaire national du PCF invité ce matin d'Itélé.

"Je crois que c'est une mauvaise voie choisie, 53 milliards d'économie c'est considérable alors qu'on est déjà sur un rythme dont on sent les effets violents dans beaucoup de services publics. On ferait mieux d'aller chercher du côté des coûts du capital plutôt que du côté du coût du travail alors que les salaires sont déjà très faibles. "

L'occasion pour Valérie Pécresse de souligner que la politique menée par le gouvernement est très inspirée de l'UMP. L'ancienne ministre ne cachait pas son sourire sur LCI.

"L'UMP a gagné la bataille des idées parce que la notion de compétitivité, le fait que l'emploi se crée en entreprise, qu'il faille baisser le coût du travail, baisser la dépense publique, ce sont imposés comme les thèmes prioritaires de la politique de notre pays. Maintenant, c'est le moment de vérité pour François Hollande car il ne s'agit pas de créer un conseil, il faut désormais baisser les dépenses. Pour baisser les dépenses, la gauche va devoir affronter un de ses tabous, le nombre de fonctionnaires. On ne baissera pas la dépense publique si on ne diminue pas le nombre de fonctionnaires dans notre pays. C'est 50% de la dépense. "

Le PS vire à droite ?


Un tournant dans le chemin gouvernemental ? Non, répond sur RTL le ministre du travail Michel Sapin, juste avant de partir à cette première réunion à l'Elysée.

"On veut toujours dire c'est un changement, un tournant, un virage. On peut prendre toutes les images que l'on voudra ce n'est pas comme cela que les choses se présentent. Nous devions faire en sorte que le bateau qui était en train de couler soit remis à flot. On coulait parce que les déficits augmentaient, parce qu'il n'y avait plus de croissance. Là, le bateau nous l'avons remis en marche et la cohérence c'est qu'il aille plus vite. Plus de croissance, plus d'emploi et à partir de là moins de dépenses, et donc une possibilité de faire baisser les impôts. "

Des discours, des défis qui parfois découragent

Lorsque Jean Leymarie demande à Hervé Morin, sur France Info, quel serait son choix entre un mandat local et national, le président du Nouveau Centre confesse qu'il pourrait tout arrêter.  

"La vie politique m'a beaucoup donné et le regard que vous renvoient vos compatriotes sur ce que vous faites finit par vous décourager. C'est une vraie vocation, vous y donnez le meilleur de vous-même et vous êtes vécu par vos concitoyens comme un inutile ou un profiteur. J'ai le sentiment de n'être ni l'un, ni l'autre. "

Avant que tous les politiques ne soient à la retraite il y a de la marge, mais en tous cas, oui, l'image du politicien se dégrade. Selon le dernier baromètre de la confiance politique Cevipof, 87 % des Français considèrent que les politiques se préoccupent peu ou pas du tout des gens comme eux.

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