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Chômage : le moment de vérité

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Les chiffres du chômage du mois de décembre vont être dévoilés en fin d'après midi. On saura alors si François Hollande a réussi son pari d'inverser la courbe du chômage avant la fin 2013.
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Radio France
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Cela parait mal engagé. L'exécutif parle maintenant de "stabilisation", "l'inversion est entamée" affirme prudemment Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie était l'invité de France Info.

"Sur l'année 2013, il y a eu une décélération très nette du chômage et l'inversion de la courbe du chômage a été entamée. Cela reste, évidemment, l'objectif premier du gouvernement et du président de la République et c'est la raison pour laquelle le pacte de responsabilité a été lancé. "

Jean-Marc Ayrault et ses ministres entament ce lundi matin les négociations sur le pacte de responsabilité. Le Premier ministre reçoit le patronat et les syndicats pour négocier les contreparties à la baisse annoncée du coût du travail.

Mais le patron de l'UMP, Jean-François Copé n'en attend pas grand-chose.

"L'écran de fumée se dissipe et après le grand effet d'annonce ont est en train de voir tous les bêta-bloquants se mettre en place. "

Stop aux bêta-bloquants, autrement dit aux contreparties du pacte de responsabilité et sur les éléments de langage distillés par les ministres sur le chômage. Jean-François Copé n'est pas tendre non plus.

"C'est surtout une langue de bois triste pour venir comme chaque mois commenter un échec, hélas, terrible pour notre pays. La reprise est annoncée dans toute l'Europe et nous en France nous n'avons fait que de l'emploi public. "

Manifestation anti Hollande

L'UMP est d'accord sur le fond avec la manif anti Hollande de dimanche à Paris, d'accord pour s'opposer à la politique économique et sociale du socialiste, mais pas d'accord sur la forme, explique Christian Jacob, chef de file des députés UMP, sur France Inter.

"Ni les actes de violence, ni les slogans antisémites ou racistes ne sont acceptables. En revanche, jamais un président de la République n'a généré ce type de manifestations. "

L'ex première dame est à la une

"J'étais là avant, je serai là après ". Voilà les premiers mots qu'à prononcés Valérie Trierweiler en Inde, où elle effectue son premier déplacement en tant qu'ex première dame.

La rupture a été officialisée samedi soir d'un simple communiqué de François Hollande. Une "répudiation " pour certains, un "licenciement " pour la candidate UMP à la mairie de Paris Nathalie Kosciusko-Morizet, sur iTélé.

"J'ai eu l'impression de lire quelque chose qui ressemblait plus à une lettre de licenciement qu'à une lettre de rupture. Il faut clarifier le statut du conjoint. Soit, on a un statut à l'américaine, soit on n'a pas de statut. La solution française est intermédiaire et moi je préfère la seconde option. "

Le premier secrétaire du PS trouve, au contraire, que François Hollande a fait preuve de tact et d'humanité mais, sur le fond, il est d'accord avec NKM. Sur RTL, Harlem Désir a expliqué : "Cela ne correspond en rien à la personnalité de François Hollande qui est très humaine, très sensible. Il me semble que des gens proches de Valérie Trierweiler ont indiqué qu'ils restaient en bons termes. J'aimerais que l'on arrête de mêler quelque chose qui concerne la vie privée avec la vie publique. On élit un homme, une femme à la présidence de la République pas un couple. "

Valérie Trierweiler doit donner une conférence de presse ce lundi à l'occasion de son voyage en Inde.

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