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Le nouveau défi d'Alain Thebault, sur l'hydroptère, le bateau qui vole !

Le navigateur va tenter la traversée du Pacifique sur son trimaran hors norme. Un rêve d'enfant devenu réalité.
Article rédigé par Jean Leymarie
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Franceinfo (Franceinfo)

C'est un bateau qui vole. Ni plus ni moins. Un trimaran de 24 mètres, qui se soulève au-dessus des flots. A 5 mètres de hauteur, il dépasse les 100 km/h.

Ce bateau, c'est un rêve. Ou plutôt deux rêves : celui du navigateur Eric Tabarly et celui d'Alain Thebault. Depuis qu'il a huit ans, ce Breton rêve de faire voler les bateaux. A l'époque, comme beaucoup d'enfants, il n'a qu'un canot pneumatique mais son ambition est déjà immense. Plus tard, quand il rencontre Eric Tabarly, en 1983, c'est le coup de foudre. Les deux hommes se comprennent. Alain Thebault passe à l'action. Il conçoit l'hydroptère : un trimaran spécial, équipée de grandes ailes immergées sous les flotteurs. Sur le papier, l'idée est simple : quand le voilier prendra de la vitesse, la coque sortira de l'eau. Le bateau - en carbone et en titane - sera comme suspendu au-dessus de la houle.

Le navigateur rêve devant ses croquis mais il apprend surtout à convaincre. Son projet coûte cher. Dans son aventure, Alain Thebault doit embarquer des ingénieurs, des entreprises : il y a quelques années, Dassault ; aujourd'hui, DCNS. A chaque fois, il plaide la cause de son bateau volant. En 1994, le prototype est sur l'eau.

L'inventeur bat des records : en 2005, la traversée de la Manche, en 34 minutes et 24 secondes, plus vite que n'importe quel voilier. Et même encore plus vite que l'avion de Louis Bleriot, le premier homme à avoir survolé la Manche, en 1909. Mais le jouet d'Alain Thebault est fragile. Quatre fois, l'hydroptère se casse. Quatre fois, il faut construire une nouvelle version.

Cette année, le Breton a cinquante ans. Son enthousiasme est intact. Lundi, si tout va bien, il va hisser son hydroptère sur un cargo. Destination, Los Angeles. Au mois de juillet, le voilier sera sur l'eau pour un nouveau record. Avec quatre amis, Alain Thebault va traverser le Pacifique. Los Angeles-Honolulu, 6000 km. Pour l'instant, le record appartient à Olivier de Kersauson, sur Geronimo :  4 jours, 19 heures et 31 minutes. Les passagers de l'hydroptere vont essayer de faire mieux. L'étape suivante, c'est l'Atlantique. Sur son oiseau des mers, Alain Thebault rêve de le traverser en moins de trois jours.

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