"Succession" saison 3, du Shakespeare dans le monde des médias

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"Succession" est la meilleure série américaine du moment. Après deux ans d'absence pour cause d'épidémie, les couteaux sont de nouveau tirés dans la famille Roy. Une série qui ressemble à du Shakespeare au XXIe siècle. Les nouveaux épisodes sont diffusés sur OCS à partir du 18 octobre.

Article rédigé par
Laurent Valière - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
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Jeremy Strong (Kendall), le fils traître. (HBO)

Cet été, Le Monde avait publié une passionnante collection d’articles qui racontait la succession des héritiers des grands patrons en France : Arnaud Lagardère avouait qu’il avait parfois du mal à trouver le sommeil. On découvrait que les enfants de Bernard Arnaud, de deux mariages différents, n’avaient pas le même sens des affaires.

Quatre Emmy Awards en 2020

Le titre de ces articles, Succession, s’inspirait d’une série qui fascine depuis sa création en 2018. L’histoire d’un patron de médias de 80 ans qui n’arrive pas à lâcher les affaires, et ses quatre enfants qui tentent de prendre une part du gâteau. La série a remporté quatre Emmy Awards, l’an dernier, dont celui de la meilleure série et du meilleur acteur.

Après deux ans d’absence pour cause d’épidémie, la troisième saison, qui débute demain sur OCS, est toujours aussi fascinante. Et elle débute par un coup d’éclat. La trahison de l’un des quatre fils de Logan Roy, Kendall, qui refuse d’être le bouc émissaire des affaires de corruption de son père.

Cette fois, la situation est  sérieuse, Logan Roy est forcé de s’expatrier. Et c’est désormais des règlements de compte à OK Corral sur fond de décor de luxe. Les couteaux sont désormais tirés, et les autres enfants de la fratrie doivent choisir leur camp. Les téléphones portables crépitent, les avocats entrent dans le jeu, les manipulations des journalistes sont courantes, les humoristes sont aussi de la partie, sans compter le FBI qui débarque et les émissions de télévision qu’on prend à témoin. La guerre se fait par média interposé et par réseaux sociaux. Tous les coups sont permis.

Comédie noire et corruption

La série créée par le britannique Jessie Armstrong s’inspire depuis sa création du parcours de Rupert Murdoch, le patron du tabloïd The Sun et faiseur de Donald Trump avec sa chaine Fox News.

Si New York est toujours magnifiée avec ses buildings insensés, la troisième saison est plus bavarde et statique, en raison de conditions de tournage. Ce qui fait le charme, c’est cette intelligence mise en scène, les répliques dures, pleines de jurons sexuels. Des dialogues qui vont entrer dans les cénacles d’actionnaires, servis par des comédiens de haute volée.

C’est cela qui fait toujours de Succession un must, un plaisir de voir ces vies de riches s’agiter devant nous comme des éléphants. La troisième saison de Succession débute lundi 18 octobre sur la plateforme OCS.  

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