"Notre Dame : La Part du Feu", le réalisateur Hervé Hadmar raconte Paris le 15 avril 2019

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Dans "Notre Dame : La Part du Feu", le réalisateur Hervé Hadmar a choisi de raconter les destins qui se croisent à Paris, la nuit du 15 avril 2019. La série en six épisodes multiplie les genres : thriller, film catastrophe et mélodrame. Un mélange assumé par le réalisateur. 

Article rédigé par
Laurent Valière - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Roschdy Zem incarne le général des pompiers au bord de la démission.  (NETFLIX)

C’est la quinzième série française produite par Netflix, et certainement la plus romanesque. Plus que l’incendie de la cathédrale, Notre Dame : La Part du feu qui sort mercredi 19 octobre sur Netflix, suit des destins qui se croisent dans cette nuit du 15 avril 2019. Il y a un général des pompiers, incarné par Roschdy Zem, au bord de la démission, un buraliste dont la femme est hospitalisée, une jeune fille en fuite, un jeune enfant…

Avant d’être une série catastrophe, cette série est une collection de portraits. C’est ça que voulait le réalisateur Hervé Hadmar.

"L'incendie de Notre-Dame, pour moi, fait partie de ces événements qui peuvent nous rassembler. Ils disent quelque chose de notre époque et moi, je suis parti du principe qu'on avait tous un feu intérieur à éteindre. Notre-Dame qui brûle, c'est un peu le symbole de notre société qui crame aussi."

Hervé Hadmar, réalisateur

à franceinfo

La série multiplie les genres, il y a du polar à travers le buraliste victime de chantage, du thriller, du film catastrophe. Mais c’est d’abord une série romanesque.

"Totalement romanesque, souligne Hervé Hadmar, on pourrait presque dire mélo par moments, ce qui est totalement assumé. Ça m'intéressait d'aller là-dedans et d'être avec des personnages qui vivent des choses cette nuit-là."

Pour choisir ses personnages, Hervé Hadmar et son équipe ont regardé des photos prises le soir de l’incendie. "J'ai tourné la caméra à 180 degrés vers tous ces gens. Avec mon coscénariste, on a essayé d'imaginer leurs vies. Alors on a fait une liste de 20 à 25 personnages différents. À la fin, on n'en a retenu que six ou sept."

La série raconte aussi l’incendie, en se basant sur le récit minute par minute du journaliste du Point, Romain Gubert. Un côté film catastrophe maîtrisé par le réalisateur. "D'abord, toutes les grosses scènes de feu ont été dessinées plan par plan. On a tourné sur le parvis, et puis dès qu'on est à l'intérieur, on a investi plusieurs plateaux, plusieurs studios. À Bry-sur-Marne, on a reconstruit une partie de la nef centrale."

Roschdy Zem est impérial en général des pompiers. Caroline Proust bluffante dans celui d’un colonel sur les charbons ardents, Simon Abkarian royal dans celui d’un buraliste au bord de l’explosion. Une série sans effets de manche, des tranches de vie à travers cet incendie, à découvrir à partir de mercredi sur Netflix.  

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