L'empire des séries. "Stalk" Saison 2 : à l'école du code

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A travers son héros, un geek génie du code et de l'informatique capable de prendre en main n'importe quel téléphone, la série imaginée et réalisée par Simon Bouisson continue d'explorer les failles béantes de la nouvelle technologie. Une deuxième saison toujours aussi prenante.

Article rédigé par
Laurent Valière - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Une école de code (Christophe LARTIGE-FTV-Silex Films)

"Stalker", ça veut dire espionner, épier quelqu’un sur Internet ou dans la vie réelle. On avait été bluffé par la première saison de cette série intitulé Stalk qui plongeait avec beaucoup de vraisemblance et un sens du rythme aigu dans une école d’informatique à Lille, qui fait penser à l’école 42.

Bienvenue  à l'école 42

On assistait à la revanche d’un geek, un étudiant doué en informatique qui arrivait à "stalker" tous ses congénères, en piratant la caméra et le micro de leur téléphone. La deuxième saison se déroule un an plus tard. Cette fois, le très placide Lux, Lucas, incarné toujours aussi parfaitement par Théodore Fernandez repéré dans Les Tuche, doit s’associer avec une autre hackeuse pour démasquer celui qui désormais le "stalke" lui-même.

Une série imaginée par Simon Bouisson : "Tout est parti de l’affaire Snowden en 2013, où un homme nous dit que la NSA est capable de rentrer dans les téléphones portables de tous les citoyens. Je suis parti de cette idée toute bête de me dire que si un petit jeune en école de code, un petit génie, était aussi capable de rentrer dans ces téléphones, il aurait la possibilité de me suivre partout, car on a toujours un téléphone posé à côté de nous".

"On fait tout vérifier par des hackeurs."

Simon Bouisson, réalisateur de "Stalk"

franceinfo

La deuxième saison fait penser à un thriller paranoiaque…

Si Stalk fait mouche, c’est qu’elle est au plus près de la réalité. Simon Bouisson 

"Moi je pars de fantasmes un peu technologiques de se dire : est-ce que c’est possible de par exemple hacker une voiture et d’en prendre le contrôle, souligne Simon Buisson.

Après, on fait vérifier toutes nos idées de dramaturgie avec des hackeurs qui relisent ce qu’on a écrit, et qui nous disent comment il est possible de le faire. C’est pour cela que dans la saison, Lux est capable de faire ce qu’il y a de plus pointu en termes technologiques. Il est capable, par exemple, juste en enregistrant la voix de Margot, qui est un des personnages de la série, de pouvoir imiter sa voix en écrivant. Donc derrière, il peut appeler la meilleure copine de Margot, Alma, et se faire passer pour elle."

Le héros a beau passer le plus clair de son temps à pianoter des lignes de codes sur son ordinateur, la mise en scène est prenante. Les tours de passe-passe fascinants. Vengeance, hacking, et amours de jeunesse restent les maîtres mots. La deuxième saison de Stalk arrive vendredi 8 octobre, gratuitement, sur la plateforme vidéo Slash de France Télévisions.

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