L'empire des séries. Comment est tournée la série "HPI", par sa scénariste Alice Breugnot

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Chaque jour cet été, on entre dans les coulisses des séries. Vendredi 12 août, retour sur la série à succès de TF1 "HPI" avec Audrey Fleurot. On parle du look de la série avec l'auteure du 6e épisode, Morgane Alvaro.

Article rédigé par
Laurent Valière - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min.
La comédienne Audrey Fleurot dans la série "HPI". (MANUELLE TOUSSAINT / SEPTEMBRE PRODUCTION / ITINERAIRE PRODUCTIONS / TF1)

C'est l’autre marque de fabrique de HPI : dans cette série policière et comique, on découvre par des petites séquences courtes et drolissimes comment l’héroïne, la femme de ménage Morgane Alvaro incarnée par Audrey Fleurot, arrive à résoudre les énigmes les plus compliquées. Des séquences qui nous font pénétrer dans son cerveau à haut potentiel intellectuelet permettent de comprendre le fonctionnement farfelu de ses associations d’idées qui aboutissent à l’idée lumineuse.

Ces petits flashs dans la tête acidulés, c’était dès le départ une envie de Alice Breugnot, même s’ils étaient plus sages. "C'est vrai que j'avais défini ce personnage au départ. Je disais que je voulais un personnage pop et populaire. Et Vincent s'est vraiment emparé de ça au niveau visuel", relate la scénariste.

Vincent, c’est Vincent Jamain le premier réalisateur de la série. C’est lui qui apporte le grain de folie. Avec un graphisme qui raconte la liberté, la pensée permanente de l’héroïne. Alice Breugnot : "Sur la saison 1, ce n’était pas écrit. Il n’y avait que des flash classiques en fait, qui permettaient de comprendre le polar par le cerveau de Morgane. En tous les cas, ce que je ne voulais pas, c'était des flash back classique de série policière. Je voulais que chaque flash vienne du cerveau de Morgane. Et en fait, ce qu'a apporté Vincent Jamin, c'est toute la fantaisie qu'il a mis dans ces images en filmant des choses en plus, qui n'était pas prévu au scénario. Et en mettant toute cette matière, toute cette fantaisie qui donne un côté extrêmement pop à la série."

Vincent jamain s’amuse au montage. Il assemble des images filmées en douce que les auteurs découvrent au montage. Par exemple pour créer une parodie des experts à Lille. HPI ne va pas s’arrêter là, Alice Breugnot a déjà six saisons et ce qu’on appelle les arches narratives de chaque personnage, leur évolution, de HPI en tête :  "On a des idées à long terme. Après, vous dire qu'on a toutes les arches, non, c'est pas vrai, mais  on a des projections à long terme, on n'a pas les détails." conclut Alice Breugnot.

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