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Sénat : opération transparence et chasse au gaspi

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Après l’assemblée, c’est au tour du Sénat : opération transparence et chasse au gaspi. L’absentéisme va être sanctionné et ce n’est que le début de cette mini-révolution du Sénat.
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Radio France
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 (Anne-Laure Dagnet © Christophe Abramovitch -Radio France)

Vous savez dans l’imaginaire collectif, le sénateur, c’est un vieux monsieur qui termine sa digestion en séance, en piquant un petit roupillon. Qui profite largement de l’argent public, qu’il distribue dans sa circonscription pour entretenir de bonnes relations avec ses électeurs, un image désastreuse qui alimente la défiance des électeurs vis-à-vis des politiques.

Alors pour en finir avec cette mauvaise image, Gérard Larcher a choisi de frapper les sénateurs au portefeuille

Au moins c’est efficace, le président de l'UMP du sénat veut sanctionner tous ceux qui n’assistent pas aux votes, aux réunions en commission ou aux séances de questions au gouvernement. Et il y en pas mal, un tiers des sénateurs ne mettent jamais les pieds au Sénat. Ceux-là pourront perdre une partie de leur indemnité de fonction et surtout une partie de leur indemnité de frais de mandat, elle est plus conséquente. Au total, ca pourra atteindre jusqu’à 4.400 euros de MOINS par mois,une belle somme.

Ça c’est pour inciter les sénateurs à travailler, et pour savoir ce qu’ils font de l’argent public ?

Et bien là aussi, les mesures prises ce matin changent pas mal de chose. Jusque là, les sénateurs n’avaient aucun compte à rendre sur l’utilisation de leur indemnité de frais de mandat,6000 euros tout de même chaque mois, et bien ils devront désormais justifier son utilisation auprès d’un comité de déontologie, comme les députés le font depuis peu et comme les députés, ils ne pourront plus acheter un bien immobilier grace à cette indemnité. Certains avaient la facheuse manie de s’en servir pour payer leur permanence.

Transparence aussi sur l’énorme manne que représente la réserve parlementaire

Tout le monde pourra aller voir sur internet à quoi sert cette réserve parlementaire, quels sont les montants distribués aux sénateurs et quels projets ils financent dans leur circonscription. Toutes ces mesures enchantent Catherine Tasca,  la sénatrice des Yvelines est un peu à l’origine de cette chasse aux tire aux flans, elle avait parlé d’emploi fictifs pour certains. Catherine Tasca se contente de réclamer la dimunition du nombre de sénateurs, d’autres ne font pas dans le détail. Récemment Claude Bartolone a carrément réclamé la suppression du Sénat, le président socialiste de l’assemblée voudrait le fusionner avec le Conseil économique social et environnemental. Evidemment, ça n’a pas du tout plu aux sénateurs en général et à leur président en particulier, Gérard Larcher qui a défendu bec et ongle son assemblée. Gérard Larcher n’attendra pas les candidats à la prochaine présidentielle. Le president du Sénat va bientôt faire des propositions pour diminuer le nombre de sénateurs, propositions qui ne permettront pas forcément de faire des économies, car l’idée, c’est un systéme à l’américaine, c’est à dire des sénateurs moins nombreux, mais entourés par un vrai cabinet.

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