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Il y aura un avant et un après 49-3 pour le groupe socialiste à l’Assemblée

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Cet épisode à l'occasion du vote de la loi Macron a fragilisé d'avantage qu'elle ne l'était déjà la majorité. Les députés socialistes peuvent-ils recoller les morceaux ou les tensions vont-elles s'aggraver et accentuer ainsi le rapport de force avec le gouvernement et son chef ? Bref, les blessures peuvent-elles se panser ou le mal est plus profond ?
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Radio France
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 (Julien Langlet © Christophe Abramovitz -radio France)

Ni frondeur, ni grondeur, une majorité d'élus du groupe socialiste à l'Assemblée ( 250 environ sur 288 ) a lancé jeudi un appel au calme. Car des mots durs parfois ont fusé contre l'attitude des frondeurs, et celle d'autres députés aussi, refusant jusqu'au dernier moment mardi d'indiquer à leur groupe leur intention de vote sur la loi Macron. Ce qui a incité plusieurs élus du groupe à demander à leur égard des sanctions. Il est invraissemblable de voir des élus de la majorité creuser la tombe dans laquelle ils risquent de tous nous faire tomber, a dit l'expériementé René Dosière, 20 ans de carrière.

Un Parti socialiste dont le bureau national mardi doit traiter de ce débat. Sanction ou pas sanction contre les frondeurs accusés par les siens de faire de l'Assemblée une tribune d'avant-congrès et par l'opposition de ne pas assumer.

Sont ils prêts à renverser la table les frondeurs ?

Non, juste taper du poing dessus pour l'instant. Tenter de s'asseoir autour aussi pour discuter, essayer d'améliorer les relations avec l'exécutif. Changer le Premier ministre à défaut d'en changer. Manuel Valls, dont l'intransigeance, l'attitude autoritaire devant le groupe, crispe, irrite plus d'un député mais il n'est pas certain que le locataire de Matignon ait envie de faire un geste, de détendre les relations. Les autres armes dont parle le Premier ministre, c'est par exemple le vote bloqué ou de nouveau le 49-3 lors d'une prochaine session parlementaire ou même à volonté lorsqu'il s'agit de textes budgétaires.

Le retour de la loi Macron à l'Assemblée avant l'été sera un bon indicateur pour savoir si chacun a mis un peu d'eau dans son vin ou si les efforts de quelques-uns pour ramener le calme ont été vains. Si le 49-3 est encore à l'arrivée en deuxième lecture... on pourra dire comme le patron des socialistes à l'Assemblée jeudi lors du débat sur la motion de censure.

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