Cet article date de plus de huit ans.

Qoros, la marque "mystère" du salon de Genève

écouter (10min)
Au salon automobile de Genève, cela fait deux ans qu'une petite marque fait son apparition. Une marque qui espère faire beaucoup parler d'elle...
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (©)

Qoros, c'est une marque chinoise, qui porte un nom absolument pas chinois (c'est tout-à-fait volontaire).
Qoros, c'est une "arme" tactique des Chinois, pour arriver sur leur marché, avec une voiture capable de concurrencer les voitures européennes ; donc une voiture  "à l'européenne" – de bon  niveau ; élaborée par des Européens ; par ce que, pour l'instant, les voitures chinoises sont très en retard, techniquement.

Cette Qoros veut se hisser au niveau des européennes

Elle se veut même au niveau des meilleures.
Pour l'instant, aucun journaliste européen n'a pu encore l'essayer.
Mais elle a obtenu 5 étoiles aux crash-tests d'EuroNCap : la meilleure note.
Je peux juste vous dire – pour l'avoir examinée de près, au salon de Genève – qu'elle ressemble énormément à une Volkswagen Passat ; et qu'elle pâtit de quelques faiblesses de finition.
Mais la manière dont elle a été conçue est originale...

Une démarche absolument sans précédent

Les Chinois n'ont pas appris à faire de "bonnes voitures", d'un coup, en quelques années.
Alors ? Ils sont allés prendre le savoir-faire ailleurs !
Dans l'équipe d'ingénieurs, il n'y a d'ailleurs aucun Chinois. Ce ne sont que des européens !
A l'image du directeur "marketing", qui est italien.
Le directeur de projet est allemand – il vient de Volkswagen.
Le style : réalisé par le designer des Mini modernes.
Les motorisations : un ancien de BMW.
La "synthèse de conception" : un ancien de Volvo.
La sécurité : l'ancien responsable "sécurité" chez Saab.
Le concepteur de l'usine : un ancien de Mercedes.
C'est ça, la recette !
Quant au succès que la Qoros peut avoir : elle vendue depuis quatre mois en Slovaquie. Et – pour l'instant, ca démarre très, très lentement !

En bref...

Le moteur traditionnel a encore de beaux jours devant lui !
Selon une étude de KPMG, c'est ce que croient les trois quarts des dirigeants, chez les constructeurs automobiles : améliorer les moteurs classiques – essence ou diesel – diminuer leur consommation pour les rendre moins polluants ; plutôt que d'inventer de nouveaux types de moteurs.


L'abandon de "l'éco-taxe" pour les poids lourds crée un gros manque à gagner, pour l'Etat

D'après un calcul fait par l'association France Nature Environnement,... pas d'éco-taxe, cela coûterait, pour les finances publiques, 1.700 € par minute.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.