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Jilani Saadi, cinéaste en marge

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Dans ses films, il rend hommage aux marginaux, à ceux qui vivent à l'écart des normes sociales. Ses personnages transgressent les règles imposées par la communauté, dans une société où la religion et le respect des traditions l'emportent sur le désir individuel.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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Jilani
Saadi est né en 1962 à Bizerte
, ville portuaire au nord de la Tunisie dans une
famille de dockers. C'est
avec son deuxième long métrage, Tendresse du Loup qu'il se fait connaître du
grand public. Un film qui raconte de manière très crue l'histoire du viol d'une
prostituée, une manière pour lui de dénoncer les ravages d'une misogynie
ordinaire...

Son
parcours de Bizerte à Paris et son entrée dans le monde du cinéma
ne se
seraient pas fait sans le soutien indéfectible de son père. Le bac en
poche, Jilani Saadi quitte sa Tunisie natale pour la France où il vient étudier
le cinéma à l'Université. Il
débarque à Paris sans un sou, il n'a pas où dormir, pendant 8 mois, il vit
dans la rue avec les clochards dont il apprécie la compagnie, et à qui il rendra
hommage dans tous ses films.

C'est en
vivant à Paris que Jilani Saadi se réconcilie avec sa ville natale et son père...

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