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Le conflit au sein du groupe Presstalis

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le conflit au sein du groupe Presstalis, qui distribue les trois quarts de la presse nationale en France, c'est le dossier de "La semaine des médias". Augustin Arrivé et Mathilde Munos reçoivent Etienne Gernelle, directeur de la rédaction du magazine "Le Point" qui fait partie de ces titres qui ont quitté Presstalis pour le concurrent, les Messageries lyonnaises.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
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L'actualité de la semaine écoulée dans les médias.  

L'inégalité de la semaine.

80 % des experts invités dans les médias, audiovisuel ou presse
écrite, sont des hommes. Statistique de l'Inspection générale des affaires
sociales. Ceci alors que deux tiers des diplômés de troisième cycle sont des
femmes. D'où la parution cette semaine d'un Guide des Expertes , pilotée par
Chekaba Akémi, avec la complicité du magazine Elle . Il a été envoyé à 2.000
journalistes, pour qu'ils rafraichissent leurs carnets d'adresses. A
l'intérieur, une centaine de contacts de femmes à la pointe dans leurs
domaines.


Le crash de la semaine.

C'est la grosse déception pour M6 : Célibataire cherche grand
amour
. Tout est dans le titre : une nouvelle émission où des coachs tentent
d'aider des Français à séduire. Résultat : 5,8% de part d'audience mercredi soir.
C'est à peine autant que la rediffusion de Soeur Thérèse.com sur NT1. M6
explique que le programme ne méritait pas ce score-là.


La vexée de la semaine.

"Caricature, propos tronqué, malveillance et désinformation ".
Aurélie Filipetti lance ces accusations par twitter. Elles sont destinées à
Télérama et au site littéraire Actualité . Les journalistes avaient relayé un
extrait d'entretien de la ministre de la culture pendant le festival de la BD
d'Angoulême la semaine dernière. Elle y expliquait que "la bande
dessinée est un art populaire et une manière de faire lire les enfants
." C'est évidemment réducteur. Et Aurélie Filipetti regrette qu'on n'ait
pas plutôt mis en valeur le passage où elle affirme sa volonté d'aider
économiquement les libraires et les auteurs.


La naissance de la semaine.

Bienvenue à un nouveau magazine. Un bimestriel qui s'appelle
Famosa, sous-titré Le magazine des femmes en Périgord . 3 euros 50, avec pour ce
numéro1 un reportage "J'ai testé la salsa-combat ", où on suit une Périgordine
adepte de la zoumba, qui a voulu compléter sa formation en se lançant dans la
salsa-combat, qui allie les chorégraphies latino avec des mouvements de
boxe.

** Notre dossier de la semaine : le conflit au sein
du groupe Presstalis.

* Presstalis distribue les trois quarts de la presse nationale en
France avec, pour distribuer les journaux, presque 30.000 points de vente en France. Et deux
sociétés se chargent de transporter les journaux depuis les imprimeries jusqu'à
ces kiosques. La première, c'est Presstalis : tous les quotidiens nationaux
passent par elle. Et puis il y a Les Messageries lyonnaises de presse, surtout
pour les magazines, et notamment l'hebdomadaire
Le Point* utilise ces messageries
lyonnaises depuis mars dernier.

Presstalis est en grande diffi culté
financière

Les ventes des quotidiens s'effondrent. La diffusion a baissé de
5% rien que pour le mois de décembre dernier. Un plan social est prévu. 1.250
suppressions de postes, c'est à dire la moitié des effectifs de Presstalis.
C'est contre cela que se bat le syndicat général du Livre, qui a donc bloqué la
distribution des journaux 25 fois depuis quatre mois. Et chaque jour de blocage,
ça veut dire d'énormes pertes financières pour les kiosquiers, il y en a plus
d'un millier qui ont fermé l'an dernier, mais aussi pour les éditeurs de presse,
qui sont à la fois clients et propriétaires de Presstalis.


Bernard Accoyer, l'ancien président de l'Assemblée Nationale, a
demandé la création d'une mission d'information parlementaire. Un médiateur a
été nommé, a priori ce sera Raymond Redding, un ancien de La Poste.

 

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