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Chine, Colombie, Egypte : comment les journalistes travaillent-ils au quotidien ?

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Cette semaine avait lieu la journée mondiale de la liberté de la presse. L'occasion de voir comment les journalistes travaillent au quotidien dans les pays pointés du doigt par Reporters sans Frontières. Réponse avec les correspondantes de France Info au Caire, à Bogota et à Shangaï.
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Radio France
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C'est le chiffre alarmant que révèle Reporters sans Frontières : depuis le début de l'année, un journaliste a été tué dans le monde tous les cinq jours. Parmi eux, deux Français, Gilles Jacquier et Rémi Ochlik, morts en Syrie. La Syrie figure d'ailleurs dans le bas du classement de la liberté de la presse établi chaque année par RSF, avec l'Erythrée, la Corée du nord, l'Iran ou encore la Chine.

"Une partie de cache-cache avec les autorités chinoises"

En Chine justement, "les journalistes ont du mal à accéder aux endroits où il se passe vraiment des choses, comme le Tibet et les zones limitrophes" raconte Delphine Sureau, correspondante de France Info à Shangaï. "Quand j'ai voulu m'y rendre, j'ai pris des bus locaux pour être plus discrète. Mais à plusieurs reprises, des policiers m'ont fait descendre, comme tous les autres Occidentaux. Ce fut une véritable partie de cache-cache avec les autorités."

En Egypte, "il y a eu un espoir que la révolution apporte également un printemps de la presse" témoigne Marion Guénard, correspondante au Caire. "Mais les améliorations ont été de courte durée. Le plus difficile, c'est pendant les affrontement entre manifestants et police. Quand vous êtes du côté des autorités, c'est la garde à vue, la confiscation du matériel. Les journalistes égyptiens sont eux battus."

En Colombie, l'inquiétude concerne les enlèvements. Dernier en date, celui du journaliste de France 24, Roméo Langlois, alors qu'il accompagnait une patrouille de lutte contre le trafic de drogue. Il serait aux mains des Farc. "Moi même, comme beaucoup de confrères, j'ai participé plusieurs fois à ce genre d'opération, sans me rendre compte des risques" raconte Zoé Berri, correspondante à Bogota. "Une fois même, j'ai circulé dans un véhicule où se trouvait des guérilleros. Heureusement, nous en sommes très vite descendus. Quelques kilomètres plus loin, le camion a été mitraillé par un hélicoptère."

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