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Un sportif contrôlé positif au dopage n'a pas forcément pris de substances illicites

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Avec Gérard Dine, médecin et chercheur à l'Institut biotechnologique de Troyes et expert auprès du CNRS. Gérard Dine est l'un des spécialistes français les plus éminents du dopage. Responsable d'une étude portant sur le gène HFE et les performances musculaires, il en a communiqué les résultats à l’occasion du 16ème congrès annuel de l’European Hematology Association (EHA) en juin dernier, l’Institut de Recherche BioMédicale et d’Epidémiologie du Sport (IRMES) implanté à l’INSEP.
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Radio France
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Gérard Dine, professeur à l'Institut de biotechnologies de Troyes a mis en place dans les années 2000 une politique très précise de prévention du dopage donnant naissance au "passeport biologique sportif",  de quoi permettre la vérification des paramètres hématologiques de chaque sportif de façon à savoir si, au fil du temps, ils  restaient  dans des valeurs standards d'une part, mais aussi de différencier les éventuelles anomalies pouvant relever soit d'un problème médical soit d'un problème de dopage.

C'est ainsi qu'on a pu se rendre compte que certains sportifs, non suspects de dopage, dépassaient régulièrement ces valeurs standards, et n'étaient pas sujets aux carences en fer habituelles chez les athlètes de haut niveau... C'est ainsi que les chercheurs se sont rendu compte que certains sportifs pouvaient être porteurs de plusieurs mutations sur le gène HFE, qui contrôle le fer. L'une d'entre elles peut être la cause d'une maladie, l'hémochromatose, tandis que d'autres peuvent bénéficier aux grands sportifs en les dopant naturellement.

 

 

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